ACTE PREMIER
POPOLANl.
Je veux dire la main d’un enfant..» (En voyant un à droite.) En voici un justement. Approche, mon enfant... approche! n’aie pas peur!...
l’enfant .
J’ose pas, moi.
UNE FEMME, poussant l’enfant.
Va, mon enfant, va (Avec émotion.) Et lâche de faire gagner ta mère... '
.POPOLANl, conduisant l’enfant près du comte.
N’aie pas peur, mon petit ami... et prends un de ces petits papiers dans cette corbeille.
11 ctourne a droite.
l’enfant.
Voilà, m’sieur, voilà!
Il prend un papier, le donne il Popolauiel retourne près de sa mère. POPOLANl, prenant lo papier et criant.
On enlève la table et l’escabeau.
CHOEUn.
Saperlotte!
C’est Boulolte!
O ciel ! quelle surprise!
Hasard bien fait pour étonner!
Le sort la favorise,
Et nous devons nous incliner.
Peudant ce choeur, le comte Oscar a examiné la corbeille qu’il tient à la h:m il donne les marques d’une violente émotiou.
LE COMTE
O prodige ! 6 merveille !
Je reconnais cette corbeille!
A qui, à qui Celte corbeille?
LE CHOEUR
Cette corbeille !
LE
A qui?
, LE CHOEUR
A qui?
LE COMTE
Oui, oui, oui... 'oui!
BOULOTTE
C’est la corbeille de Fleurette,
LE CHOEUR
C’est la corbeille de Fleurette,
Dont voici la maison coquette !
LE COMTE
Cela suffit! Éloignez-vous;
Laissez-moi tous, oui, tous, tous, tous!
LE CHOEUR
Quoi! tous, tous, tous!
LE COMTE
Oui, tous, tous, tous!
LE CHOEUR
Obéissons, éloignons-nous,
Tous, tous, tous, tous!
Pendant la dernière paille de ce morceau, Popolani a cueilli des roses blanches et s’est plu è en parer Boulotte. — A la fia du choeur, il lui donne la main et sort arec elle par la gauche. — Toutes les paysannes les suivent. — Les paysans disparaissent par la droite. — Le comte Oscar reste seul.