‹ Barbe-Bleue; opéra-bouffe en trois actes et quatre tableauxChapitre 16 sur 98 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

POPOLANl.

Je veux dire la main d’un enfant..» (En voyant un à droite.) En voici un justement. Approche, mon enfant... approche! n’aie pas peur!...

l’enfant .

J’ose pas, moi.

UNE FEMME, poussant l’enfant.

Va, mon enfant, va (Avec émotion.) Et lâche de faire gagner ta mère... '

.POPOLANl, conduisant l’enfant près du comte.

N’aie pas peur, mon petit ami... et prends un de ces petits papiers dans cette corbeille.

11 ctourne a droite.

l’enfant.

Voilà, m’sieur, voilà!

Il prend un papier, le donne il Popolauiel retourne près de sa mère. POPOLANl, prenant lo papier et criant.

On enlève la table et l’escabeau.

CHOEUn.

Saperlotte!

C’est Boulolte!

O ciel ! quelle surprise!

Hasard bien fait pour étonner!

Le sort la favorise,

Et nous devons nous incliner.

Peudant ce choeur, le comte Oscar a examiné la corbeille qu’il tient à la h:m il donne les marques d’une violente émotiou.

LE COMTE

O prodige ! 6 merveille !

Je reconnais cette corbeille!

A qui, à qui Celte corbeille?

LE CHOEUR

Cette corbeille !

LE

A qui?

, LE CHOEUR

A qui?

LE COMTE

Oui, oui, oui... 'oui!

BOULOTTE

C’est la corbeille de Fleurette,

LE CHOEUR

C’est la corbeille de Fleurette,

Dont voici la maison coquette !

LE COMTE

Cela suffit! Éloignez-vous;

Laissez-moi tous, oui, tous, tous, tous!

LE CHOEUR

Quoi! tous, tous, tous!

LE COMTE

Oui, tous, tous, tous!

LE CHOEUR

Obéissons, éloignons-nous,

Tous, tous, tous, tous!

Pendant la dernière paille de ce morceau, Popolani a cueilli des roses blanches et s’est plu è en parer Boulotte. — A la fia du choeur, il lui donne la main et sort arec elle par la gauche. — Toutes les paysannes les suivent. — Les paysans disparaissent par la droite. — Le comte Oscar reste seul.

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