ACTE PREMIER
FINALE
choeur'.
Honneur! honneur,
A monseigneur,
■Qui lui-méme a voulu.
Couronner la vertu,
Montrant ainsi que l'innocence.
Trouve toujours sa récompense !
Honneur! honneur,
A monseigneur!
L’innocence en effet, Je pense,
Va recevoir sa léeompense!
Deux jeunes filles enlèvent la voile île Boulotte; c.-lle-ci très émue, salue Barbo Bleue, qui, au milieu du silence général, s’approche de Boulotte ot l’examine attentivement. — Apres ect examen, Barhe-Blcuo s'avance sur le devant do la scène et dit avec enthousiasme.
cou PLETS.
C’est un llubensl Ce qu’on appelle une gaillarde, Une robuste campagnarde,
Bien établie en tous les sens t Elle n’a point ces mignardises Qui m’ont fatigué des marquises!
C’est un Rubens!
LE CHOEUR
C’est un Ruber.s !
C’est un Rubens !
Une grosse et forte luionnp,
Qui, lorsqu’un amant la chiffonne,
* Popolani, Boulotte, Barbe-bleue.
Se défend à grands coups de poings!
Elle est robuste, elle est naïve,
Sa grâce est quelque peu massive!...
C’est un Rubens!
LE CHOEUR
C’est un Rubens!
La jeune fille qui porte le macaron le dépose devant Boulolle. • POPOLANI, & Boulotte.
Et maintenant, approchez-vous.
Et sur ce macaron vous mettez à genoux!
Boulotte s'agenouille.
LE CHOEUR
Pour la rosière ah! quel honneur!
Vive Roulotte et vive monseigneur!
POPOLANI.
Silence! silence !
De monseigneur admirons l’éloquence I
dARBB- BLEUE, prenant la couronne et la posant sur le front de
COUPLETS
En recevant ce témoiguage.
Que nous devons à tes vertus,
Tu nous promets de rester sage.
Ainsi que toujours tu le fus.
BOULOTTE, se levant.
Vous promettre ça?... je 1’ veux bien.
Attendu qu’ ça n' m’engage à rien!
Elle se remet & genoux
Si quelque jour, bientôt peut-être,
D’un mari je te fais présent,