ACTE DEUXIÈME
LE COMTE
Siret...
BOBÈCHE
Tu vois... tu ne l’oses... Il faut sévir... et nous sévirons!
LE COMTE
C’est qu’il a des canons, le sire de Barbe-Bl^ue!... Tandis que vous... vous n’en avez pas!
BOBÈCHE
Comment, je n’en ai pas?...
LE COMTE
Dame, l’an derifier, vous avez absolument tenu à avoir votre statue équestre... Tous vos canons y ont passé.
BOBÈCHE
Mais, depuis ma slatuo, qu’est-ce quo le grand-maître de mon artillerie fait de l’argent quo je lui donne?
LE COMTE
11 le dépense avec des femmes.
BOBÈCHE
Il devrait nous inviter, au moins.
LE COMTE
Moi, il m’invite.
H vous invite... Ah!... (changeant de ton.) Donc, votre avis est qu’il ne faut pas sévir ?
LE COMTE
Non-seulement il ne faut pas sévir, mais il faudra recevoir très-bien le sire de Barbe Bleue, et lui obéir, s’il plaît à ce ro doutable seigneur d’ordonner quelque chose.
BOBÈCHE
Eli bien !... on lui obéira.
LE COMTE
Est-ce décidé, sire?...
BOBÈCHE
C’est décidé!... (Arec orgueil et passant k droite *.) Un homme est bien fort, quand il a pris une résolution I