‹ Barbe-Bleue; opéra-bouffe en trois actes et quatre tableauxChapitre 40 sur 98 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Voilà comment cela commence.

De fureur la reine pâlit;

Mais, le lendemain, moins revêche,

A l’imprudent elle sourit... ,

Et tu vols d’ici, roi Bobèche,

Tu vois comment cela finit.

BOBÈCHE

Vous avez une manie désagréable, c’est de toujours me parler do ce dont les femmes évitent généralement de parler à leurs maris...

CLÉMENTINE

Je ne vous en parlerais certes pas, monsieur, s’il ne s’agissait du bonheur de ma fille.

v BOBÈCH E.

Votre fille, madamel... je suis sûr qu’elle sera plus raisonnable que vous, votre fille, et qu’elle prendra la chose très-gentiment.

CLÉMENTINE

Très-gentiment?... Eh bien! savez-vous ce qu’elle fait, depuis qu’elle a appris qu’elle serait mariée ce soir avec ce prince Saphir?

BOBÈCHE

Qu’est-ce qu'elle fait?

CLÉMENTINE

Elle brise des vases précieux.

BOBÈCHE, furieux.

Elle brise mes biscuits!... par exemple I...

Il veut s’élancer, Clémentine l’arrête.

CLÉMENTINE

Oh! soyez tranquille, vous no tarderez pas à la voir paraître... quand elle aura cassé les potiches qui sont par là, elle viendra casser celles qui sont ici.

Bruit de porcelaine brisée eu dehors, le princesse Hermia cutre précipitamment par la giucne.

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