ACTE TROISIÈME
Sur sa haquenêe Elle allait trottant,
De sa destinée.
Point ne se doutant 1...
La nuit était belle,
Le bois était noir...
« Ah ! me disait-elle,
» Qu’Il fait bon ce soir! • Femme que j'adore.
Là-bas je te vois,
Et je crois encore Être dans ce bois.
Où, d’une voix forte,
Tu poussas un cri.
Disant, je suis morte !...
Et ce fut fini I
Arec beaucoup moine de tristesse.
C’est un coup bien rude,
Rude à recevoir.
Malgré l’habitude.
Qu’on en peut avoir 1 Je lui ferai faire.
Un beau monument...
Mais sur cette affaire Glissons à présent!
Allons, soyons homme I...
Chacun est mortel t La défunte, én somme.
Est heureuse au ciel !
Mais mol. . . moi, je reste t Me revoilà veuf...
Cet état funeste Pour moi n’est pas neuf!
Quand, du fond de l’âme.
Je crierais, hélas t A quoi bon ?... ma femme Ne renaîtrait pas.
Arec beaucoup de gaîté.
’ri
BAflRR-llLEUE
Donc, ctimtteb* (les roses!
Dn pen de prAft î •
Et prenons !•■« choses,
Par leur bon côté!
Foin de Ta tristesse !
Vive le plasir!
La seule sagesse Est de s’esbaudir !
L’amour, c'est la vie!
La vie est un bal !
Vive la folie.
Et le carnaval !
A Bobèche,
Or, .ta mie est belle.
Et je viens soudain, l)e mademoiselle.
Demander la main.
Etonnement général.
BOBÈCHE
Ne sais si je dors ou je veille!
Comprend-on audace pareille!
Vous, la main de ma (11kl...
Oui, tels sont mes souhaits.
BOBÈCHE
Jamais!
LA PRINCESSE
. ..Jamais !