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MESURE, RYTHME, INSTRUMENTS DE PERCUSSION. IOI

on fixe convention/tellement la valeur absolue au début de •chaque morceau et qu'on appelle des temps.

Chaque temps contient un certain nombre de notes : il faut donc indiquer par des figures particulières la durée relative des notes, ce qu'on appelle leur valeur. Voici ces figures et leur noms. Les signes appelés silences, qui remplissent les durées où ne se produit aucun son, ont des

Notes

Silences

Fig. 4.

Ronde Blsncfie Afo/re Croche Double Cr. Triple Cr. Note pointée

Pause /z Pause Soupir & Soupir ASoup/r /s Soupir

P^PPP

valeurs égales aux notes sous lesquelles ils se trouvent dans le Tableau.

Il est convenu, à moins d'indications contraires, que la ronde vaut 2 blanches, la blanche vaut 2 noires, la noire 2 croches, et ainsi de suite; d'où résulte qu'une ronde vaut 4 noires, 8 croches, 16 doubles croches, 32 triples croches, 64 quadruples croches, etc. Ce système de valeurs relatives s'appelle binaire; c'est le plus usité.

Un point placé après une note (note pointée) augmente sa valeur de moitié.

Mais on conçoit que le système binaire limite l'indépendance du musicien. Par exemple, il veut répartir la durée d'une ronde, non plus en deux parties égales, mais en 3, 5, 6. -; faire correspondre à une ronde de l'une des parties musicales, 3, 5, 6, 7 notes d'égales durées. Ce que nous venons de dire de la ronde s'appliquant à la blanche, la noire, etc., on conçoit qu'il aurait fallu créer un nombre très grand de signes nouveaux pour satisfaire tous les besoins.

UIAI'JTIti: VIII.

On a préféré un artifice qui fait le désespoir des logiciens,

m. lis que la pratique montre excellent; car il ne faut pas oublier que l'étude d'un instrument est un labeur de si longue haleine qu'on a tout le temps de s'habituer aux oetites difficultés des conventions d'écriture.

Pour séparer une blanche en 3 parties, on écrit trois noires avec le chiffre 3 sur ou sous la noire du milieu; pour la séparer en six parties, ou pour séparer une noire en 3 parties, on opère de même avec des croches.

Pour séparer une blanche en 5 ou 7 parties, on écrit 5 ou n croches dont on rassemble les queues et sous lesquelles on inscrit le chiffre 5 ou le chiffre rj. Cela revient à convenir qu'une note (la croche par exemple) a ordinairement sa valeur dans la division binaire (qu'elle vaut ~ de blanche); mais qu'elle peut avoir aussi des valeurs inférieures comprises entre le maximum précédent et la valeur de la note qui la suit dans la figure /j (la double croche par conséquent qui vaut £ de blanche) ; cette valeur exceptionnelle est indiquée par un chiffre.

Ce que nous venons de dire pour la blanche s'applique à une note de valeur quelconque. Ces conventions présentent si peu d'ambiguïté qu'on néglige d'inscrire le chiffre ou qu'on ne l'inscrit qu'une fois pour toutes, lorsque la division indiquée se reproduit de suite un grand nombre de fois.

Le temps contient tout le long d'un morceau musical des notes et des silences dont la somme des valeurs est constante; il contient par exemple une noire, ou deux croches, ou une croche et un demi-soupir, ou une croche pointée et un quart de soupir, ou 3 croches reliées avec le chiffre 3 souscrit, etc. Comme tout le long du morceau, à moins d'indications contraires, le temps conserve une valeur absolue fixée au début, chaque signe de valeur (note ou silence) conserve aussi tout le long du morceau la même valeur absolue.

Gi. Détermination de la valeur absolue du « temps ». Métronome. — Il revient donc au même d'indiquer la valeur soit du temps, soit de l'un des signes de durée. La seconde convention est généralement préférée; on exprime la valeur

d'un des signes au choix en n'Pmes de minute I 1 : on inscrit

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sur la partition le dénominateur n. Ainsi l'indication ^ = ioo veut dire que la valeur d'une noire est un centième de minute, ou qu'on doit exécuter ioo noires en une minute.

Pour déterminer les fractions de minute, on utilise le métronome. C'est un pendule vertical ABC d'axe B, dont un ressort entretient le mouvement par l'intermédiaire d'une roue d'échappement et dont on peut faire varier aisément la

Fis. 5.

Masse/oltè

période par le déplacement de la masselotle M le long de la tiireAB. Une graduation en papier, fixée verticalement sur le support de l'instrument derrière la position d'équilibre de la tige, permet de donner a la masselotte une position connue à l'avance. La graduation est faite de manière que, si le bord supérieur de la masselotle affleure au trait marqué n, le pendule fait /i battements par minute.

La relation théorique entre la position de la masselotle et

le nombre n de battements par minute est représentée parune courbe telle que O78. Pour la position 0 du bord supérieur de la masselotte (à supposer que la tige BA soit assez longue pour l'atteindre), le centre de gravité est reporté en B, la durée d'oscillation est infinie, n — o. Pi. partir de cette position, la courbe O70 des n s'écarte d'abord très vite de la droite de référence OB, puis se confond très sensiblement avec une droite entre deux positions CdD de la masselotte. Cette circonstance est utilisée industriellement pour obtenir rapidement la graduation; on s'arrange, par un eboix convenable de la masse mobile par rapport au reste du pendule, de manière que la partie rectiligne soit comprise entre les valeurs utiles n = ^o, n = 200.

Le métronome est un instrument très remarquable et d'une précision plus que suffisante pour son rôle. Il présente des inconvénients auxquels il est facile de remédier. Sa graduation est généralement faite sans soin et par des gens peu au courant de la théorie; mais c'est l'affaire d'une demi-heure de construire une table ou une courbe de correction. Un défaut plus grave provient de ce que les oscillations ne sont pas très petites : par conséquent leur durée dépend de l'amplitude qui dépend elle-même de l'état plus ou moins bandé du ressort. Si l'on répugne à compliquer le mécanisme par l'adjonction d'une fusée, il suffit avant d'employer l'appareil de ramener toujours le ressort au même état et pour cela de remonter à fond.

Dans ces derniers temps on a déclaré indispensable pour la pratique musicale de posséder un instrument plus parfait. Ce souci est passablement risible : les erreurs de graduation du métronome n'atteignent pas ± entre n = 60 et n = 120; l'influence de l'état du ressort est du même ordre. Quand on réfléchit à la différence des mouvements d'une œuvre exécutée par deux chefs d'orchestre, au peu de précision des indications fournies par les auteurs (le plus grand nombre emploie des termes très vagues dont nous parlerons plus loin), on regrette que des constructeurs perdent leur temps à étudier de; soi-disant pendules simples, au lieu de perfectionner le métronome, s'ils sont en mal de précision.

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