‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 13 sur 409 · I. !lii-<cli. Hyyinr. SlndU'ii, p. .")- et sr · texte numérisé non relu

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XVIIl ETUDE CRITIQUE DES SOURCES

l'abrégeant. Il en résulte donc qu'au point de vue historique, cette chronique est pour nous sans grand intérêts

I\. Sous le nom de Syméon Magister nous possédons une chronique qui s'étend de l'avènement de Léon l'Arménien à l'avènement deNicéphore Phocas. et qui fut vraisemblablement écrite sous le règne de ce prince. Cette chronique, publiée d'après un manuscrit de Paris, n'a rien à voir avec la véritable chronique de Syméon Magister. Celle-ci. vaste compilation qui commence aux origines du monde, pour s'arrêter à la mort de Romain Lécapène, n'est pas encore publiée. C'est donc à un Pseudo- Syméon que nous avons aff'aire. Comme la chronique de Léon le Grammairien, l'œuvre de ce Syméon est étroitement apparentée aux chroniques de Théophane et de Georges Moine. Les auteurs ont, du reste, agi de la même façon. Ils copient textuellement ou abrègent leurs prédécesseurs. Cependant Syméon a connu d'autres sources. Il fait de nombreux emprunts à la chronique du logothète. continuation de celle de Georges, qui devient pour le règne de Michel et de Basile sa source principale : il n'ignore nullement l'histoire de Genesios qu'il utilise beaucoup à propos du règne de Michel; quand il le peut, il recueille les sources orales qu'il trouve sur son chemin-. Mais est-ce à dire pour autant que cette chronique ne laisse deviner aucune trace de {Dcrsonnalitéi^ Bien au contraire. Le caractère et les opinions du chroniqueur se découvrent assez facilement, malgré ses plagiats. Très vite le lecteur se rend compte qu'il a affaire à un homme au fond assez crédule qui croit à toutes sortes de choses mystérieuses : songes et présages et qui raconte cela fort sérieusement. Au surplus il a des haines violentes. Photius surtout l'exaspère, lui qui est partisan du pafriarchc Ignace; Basile comme Michel sont, de leur côté, loin de lui plaire et par là se trouvent assez malmenés. Aussi, bien que les erreurs et les préjugés aient dans sa chronique une place malheureusement trop grande, le Pseudo-Syméon mérite-t-il cependant une étude attentive. Indépendamment des questions de dates et des faits empruntés à des sources que nous connaissons par ailleurs, nous trouvons parfois chez lui des renseignements nouveaux (tel le portrait de Basile) ; surtout nous décou-

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