‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 267 sur 409 · Ibid. Can. XIII, p · texte numérisé non relu

Ibid. Can. XIII, p

ET L EMPIRE BYZANTIN '.i-jÇf

en tentation de s'occuper d'aflaires trop séculières qu'il leur était aussi défendu de célébrer les mystères dans les chapelles privées qui se trouvaient à l'intérieur des maisons ^.

Au nombre des clercs d'une Eglise, il importe de signaler les diaconesses dont l'existence est attestée par de nombreux témoignages. Le «Livre des Cérémonies » les signale- ; Photius en parle dans une de ses lettres ^ ; des Vies des Saints * nous racontent leurs vertus; les Basiliques"^ et le Nomocanon éditent, en les adoucissant, les textes législatifs que Justinien avait élaborés à leur sujet et, comme plus tard, des canonistes tel que Mathieu Blastarès, s'occuperont de ces saintes femmes, on peut être certain de leur existence à l'époque que nous étudions. Les diaconesses, en entrant au service des autels, devaient être veuves ou vierges, avoir quarante ans au moins et n'avoir pas été deux fois mariées ^. Justinien fixa, dans sa célèbre noyelle sur le clergé de la grande Eglise, le chiffre des diacones&es à vingt ; mais Héraclius l'éleva à quarante ', chiffre qui probablement ne varia plus guère. L'admission de la diaconesse dans l'Eglise revêtait une forme très solennelle. Au jour de son ordination, elle se présentait à l'autel, la tête recouverte du maphorion. Le Pontife récitait sur elle des prières, lui imposait les mains et l'étole et lui faisait la transmission du calice^. Elle portait un vêtement spécial, le (( o'-axGV!.xov Mpy.pioy », qu'elle attachait autour du cou et qui retombait sur la poitrine ^. Elle avait le privilège de communier après les diacres. Mais pour autant, cette cérémonie ne lui conférait pas un « ordre » au sens théologique du mot. La preuve en est dans les fonctions mêmes qu'elle avait à remplir et dans certaines défenses des canons ^^*. En fait, le rôle

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