Vit. Basil., ch. xcv-xcvui, p. 357 et seq
4. Sym. Magister seul dit que cette mission cul lieu au cours de la septième et huitième année du règne de Basile (ch. x, p. 762. Cf. Georg. Moine, p. 1080 et Léon Gramm., 1088). La seule chose qui paraît certaine c'est que cette mission eut lieu avant le retour de Photius.
5. Michel d'Amorion, en particulier, fut très bienveillant pour eux. Il h\s exempta d'impôts. Peut-être était-il lui-même né de parents juifs, de ceux qu'on appelait, en Phrygie, les « 'Ae-^^avoi ». Theoph. Cont., Vit. Mich., Amor., ch. m, p. 56. Pargoire, o/>. cit., 282.
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ments les Juifs entreprirent dans l'Empire une importante campagne de prosélytisme*. Aussi le clergé redoubla-t-il de zèle — et rénergique action du patriarche Nicéphore en 812 eu est une preuve — pour lutter contre l'ennemi héréditaire du nom chrétien. Il paraît, du reste, l'avoir fait en usant plus volontiers de la violence que de la douceur tant était aIvc la haine des Byzantins contre les Juifs. Basile ne fit que suivre l'exemple qu'il avait sous les yeux et sa méthode évangélique fut celle de l'intérêt. C'est en quoi il favorisa très vraisemblablement les missionnaires. Constantin, du reste, nous le dit formellement. Dès les premières lignes de son récit -, assez brutales à l'égard des Juifs, il explique la façon dont s'y prit son grand-père pour ramener cette fraction de son peuple à l'obéissance du Christ. On devait tout d'abord discuter, puis présenter la doctrine chrétienne, enfin on baptisait, offrant à ceux qui se convertiraient des dignités, des honneurs, des exemptions d'impôts. Il n'en fallait pas davantage, on le conçoit, pour amener beaucoup de Juifs à l'Eglise. Les conversions, paraît-il, furent nombreuses, mais sans durée. Et c'était fatal. Il suffît, au surplus^ de lire les quelques morceaux apologétiques qui nous sont restés de cette époque pour se rendre compte du ton de ces écrits. Nous possédons encore un fragment d'ouvrage que Basile de Néo Patras composa contre les Juifs ^. Peut-être l'argumentation était-elle bonne : en tous cas, elle devait singulièrement perdre, aux yeux des Israélites, de sa valeur, par les injures qu'ils pouvaient y lire à l'adresse de leur nation. Et l'exemple de Basile n'est pas unique. Photius, tout dégagé de certains préjugés qu'il nous paraisse, avait lui aussi la haine invétérée du Juif et il le dit dans sa lettre à Michel de Bulgarie *. Or, de traditionnelles et historiques antipathies suffisent-elles à expliquer ce fait ? Il ne le semble pas. Si les Byzantins orthodoxes ont si fort détesté les Juifs et cherché par tous moyens à les détacher de leurs erreurs, il y avait une autre raison que Photius donne à Michel de Bulgarie : c'est, qu'en fait, les Israëlites avaient une assez curieuse conduite à Byzance. Entourés de chrétiens, ils n'osaient guère, paraît-il, renier