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jamais reçu le baptême. Malheureusement, la faiblesse croissante de Byzance, au cours du vin^ siècle, et surtout au début du ix% avait détaché ces peuples de la métropole. Ils vivaient indépendants dans ces contrées éloignées el. comme le dit Constantin, la plupart avait abjuré le baptême u afin de n'avoir plus aucun gage d'amitié et de dépendance à l'égard de Home » '. Aussi, lorsque Basile, par ses vicloires, eut reconquis sur la Dalmatie les droits de ses prédécesseurs, Serbes et Croates revinrent-ils à l'orthodoxie. Sur leur demande, dit le biographe de Basile, mais plus probablement par la force des choses, une mission partit de Constantinople avec des prêtres et un délégué impérial -, pour réapprendre à ces Slaves indociles la foi chrétienne et l'obéissance politique. Tous reçurent le baptême et acceptèrent le joug <( romain » ^. Ceci se passait un peu après 867. Quelques années plus tard, en 879, les Croates comme les villes dalmates, faisaient leur soumission à Rome K
Par une singulière exception qui doit sevpliquer, sans doute, par la géographie du pays qu'ils habitaient, les Narentans n'avaient pas encore été évangélisés. Us vivaient non loin des côtes dalmates dans cette partie de la Croatie montagneuse, d'abords difficiles, à cause de ses escarpements, la Croatie rouge •'. Les Byzantins les appelaient « 'ApsvTavo'l » :dans la langue slave, on les nommait a -ayàvo*. », nom qu'ils méritaient bien, si l'on en veut croire l'étymologie de Constantin qui nous apprend qu'en slave (( Trayàvo; » veut dire « àêà7r:!.a-To; » non baptisé. Ebranlés sans doute par le mouvement de retour à la foi de leurs pères, les Croates et les Serbes, visités peut-être à cette époque par quelque missionnaire plus zélé, demandèrent eux aussi le baptême, ce qui leur fut naturellement accordé ^.
Cette activité apostolique pouvait avoir pour excitant une
I. VU. Basil., ch. 1,11, p. oo5. Celle phrase est à retenir: elle est du plus haut intérêt car elle montre dans sa brièveté quels étroits liens existaient soit dans la pensée des peuples, soit dans celle de Byzance, entre l'acceplation du baptême et racceptalion de l'autorité impériale. Les deux choses élaienl connexes.
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