Cerem., 82b
rejoignaient l'Empereur à Colonée : les stratèges dV'Vrméniaque, de Paplilagonie et de Sébaste à Césarée. Allait-on, au contraire, combattre les Pauliciens à Téphrice, les troupes de l'Armé niaque seules, en général, levées, trouvaient l'Empereur à Yathy-Ryax^
A chaque station, il y avait pour recevoir l'Empereur tout un cérémonial. L'armée du thème qui venait rejoindre son souverain, se tenait à une petite distance de la route. Dès que le Basileus était arrivé, le stratège, le protonotaire du thème, les officiers de la proeleusis se présentaient à lui ; puis, accom- ])agné de ces chefs, il passait en revue les troupes en marchant devant le front du thème. Les officiers secondaires mettaient pied à terre, tandis que les soldats restaient à cheval -.
Le repos achevé, le Basileus reprenait sa marche en avant. Il se plaçait en tête de l'armée, à la distance d'un u triple vol de flèche ». L'armée suivait derrière d'après un ordre déterminé. Le centre était occupé par les tagmes, suivant leur ordre de dignité — la plus noble formant exactement le milieu de l'armée. Sur les côtés se trouvaient les thèmes, eux aussi placés suivant leur ordre « xaTa Ta fjsjjiaTa ajTwv ». dit le Livre des Cérémonies, les plus élevés près des tagmes ^^ Nous connaissons par plusieurs passages du Livre des Cérémonies l'ordre de dignité des tagmes. L'un d'eux entre autres est intéressant. Il expose quel doit être l'ordre adopté quand l'armée passe un pont ou une rivière. Les tagmes marchaient les premiers, ensuite les thèmes ; mais parmi les tagmes, les scholes avaient le pas sur tous les autres ; les excubiteurs, les aritlimoi et les icanates suivaient*. On arrivait ainsi, généralement, en un endroit central, à proximité relative de l'ennemi. On dressait alors le camp en ayant soin de placer autant que possible la tente impériale sur un lieu élevé et les stratèges attendaient l'ordre de l'Empereur. U était rare que celui-ci prit une part plus active aux opérations, surtout quand il s'agissait d'aller assiéger une ville.
Nous savons que Basile restait au ([uartier général et envoyait les troupes à l'assaut. C'était ce ((ui s'appelait aller à la guerre.