Vit. Mich., xLiv, \LV, p
3. Vit. Basil, xxix, p. 372 ; Sym. Mag. Vit. Midi, et Theod., xv, p. 721.
ET l'empire byzantin /j I 7
tion Schlumberger et publiées par ce savant ^ nous peuvent donner une assez bonne idée de ce genre de travail byzantin. Le trésor de Saint-Marc à Venise, enfin, possède une couronne d'or votive qui selon toute probabilité fut commandée par Léon VL Cette couronne, formée d'un bandeau circulaire orné de deux rangées de perles, porte quatorze médaillons représentant des bustes de saints, en émail cloisonné. L'un de ces médaillons est le portrait de Léon VI ^. Elle est surmontée de paons. C'est que vers cette époque, à la joaillerie s'unit, avec éclat, l'art de faire les émaux (£pYayjijL£jTi.xà). Déjà au vr siècle, Justinien employa rémail uni à l'or pour l'autel de Sainte-Sophie et aujourd'hui encore, nous avons à Saint-Ambroise de Milan un bel exemple de l'art du ix° siècle commençant ; mais ce fut surtout entre 85o et l'an looo que l'émaillerie eut son plus brillant apogée ^. Basile en fît grand usage. A l'oratoire du prophète Elie, il donna une image en émail du Sauveur. A la Nea il orna l'architrave d'or d'émaux représentant des sujets religieux *.
Un des luxes les plus répandus à Byzance était celui des objets en ivoire. On se servait de l'ivoire pour confectionner ces coffrets et ces boîtes conservés en si grand nombre dans nos musées d'Europe ; on s'en servait comme reliures de livres, comme plaques patriciennes, probablement aussi comme meubles. Malheureusement, très peu nombreux sont les objets datés avec certitude de la fin du ix" siècle qui sont parvenus jusqu'à nous. Un des plus sûrs monuments de cette époque est l'ivoire publié par M. Schlumberger ^ et qui représente le couronnement de Léon VI. D'un côté se trouve l'empereur recevant de la Vierge, assistée de l'archange Gabriel, la couronne inçipériale. De l'autre côté se trouve le Christ bénissant, entouré des apôtres Pierre et Paul. Ce travail encore dur, avec ses personnages secs, mais expressifs, revêtus d'habits sculptés à grands traits, sans beaucoup de finesse et de recherche, nous fait assister aux efforts tentés vers la fin du ix^ siècle pour rendre à
1. Schlumberger, Mélanges cVarchéol. byz., p. 89, 4o, 42 et 68.
2. Labarte, Histoire des arts industriels, II, 79 et 80. Molinier, op. cit., IV, 42.
3. Schulz, Der byzant. Zellenschmelz ; Millet, op. cit., 276; Bock, Die byzant. Zellenschmelze der Sammlimy Alex. v. Sweniyorodsko.