‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 407 sur 409 · SOUVERAINS ORIENTAUX · texte numérisé non relu

SOUVERAINS ORIENTAUX

Enfin deux souverains indépendants étaient en relations avec Byzance. C'était le « y.ùo'.o:; » de l'Inde et le u x'jz'.o; » de l'Arabie Heureuse (6 x'joitùijjy tt;; Eùoa'lu.ovoç Apaê'la;). Pour tous deux la formule était à peu près semblable : u KwvTTavTÏvo;;

xal 'Poju.avô; tz'.o-toI £V XcittÔ) tw Beô) u.£yàAo'. aÙTOxpaTOps; ^aTLAsi; Tcov PtoiJiauov 7:00; (6 0£Lva) tov 'j-epÉyovTa xjolov -r?|; Ivo'laç tov 7,va7rr,a£V0v r.utov '^'Iaov ou ... ttcoç (0 o£lva) tov x'jo'.£jovTa tt,^ 'AoaêLaç. »

Telles sont les formules qui nous sont parvenues de la Chancellerie byzantine pour une époque, en vérité, postérieure au IX* siècle, mais qui cependant nous font bien voir avec quel soin étaient établis les rapports diplomatiques et avec quelle minutie étaient indiqués les rapports plu5 ou moins étroits qui unissaient les divers états du monde à Byzance. Nul doute qu'au ix*" comme au x" siècle ce protocole n'existât déjà et ne se trouvât le même.

L'empereur signait toujours les pièces émanant de la Chancellerie ; mais comme tous — tel Basile — n'avaient pas eu d'instruction et ne savaient ])as écrire, ainsi qu'en Occident, il leur arrivait de signer simplement avec une croix ^. Croix ou signature impériale se faisait à l'encre rouge- et si le Basileus était en tutelle c'était le tuteur qui signait mais avec de l'encre verte ^. Quant au sceau, il pouvait être d'or {yp'ja-6êojA).ov), de plomb (aoAjêooêojAAov) ou de cire (xr.poêo'jÀAov) K II arrivait même, qu'en certaines circonstances, l'empereur faisait écrire des lettres en caractères d'or. Ce fut le cas de Michel III pour la lettre qu'il écrivit au roi de Perse et qui fut remise à saint Théodore d'Edesse"».

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