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dépens de la justice, car a il ne faut point récolter dans les larmes ^ . »
Telle est la très haute et, ainsi comprise, très chrétienne conception que Basile se faisait de son pouvoir absolu, celle qu'après lui Léon VI insérera dans les Basiliques - et dont les grandes lignes se trouvaient déjà, mais dépouillées de ce caractère profondément religieuv, dans l'œuvre législative de Justiiiien. Cependant ce n'est là, en réalité, qu'une théorie dont, en pratique, on peut facilement se libérer. Basile l'a-t-il faiti^ Ce que j'ai dit de son caractère prouve, je crois, que non. Parfait orthodoxe, il l'a été ; juste et bienfaisant aussi, du moins dans les affaires générales de l'Empire. Il a fait plus encore, car le grand souci de son gouvernement a toujours été de relever de toutes façons le prestige impéiial. Or, c'était par la réalisation dans sa vie quotidienne de ce haut idéal qu'il pouvait, évidemment, le mieux atteindre le but qu'il se proposait, C'est ce qu'il n'a jamais négligé. Sans parler de la magnificence dont il aimait à s'entourer, construisant, à son usage personnel, d'admirables palais qu'il se plaisait ensuite à embellir, rétablissant d'anciennes coutumes propres à rendre la dignité impériale respectable à tous, comme la prétendue loi de Constantin qui voulait que tout Empereur fût né dans la chambre de porphyre et donc qu'il fût porphyrogénète •* cherchant même dans de menus détails d'étiquette l'occasion d'inculquer à ses sujets le culte de l'Empereur*, l'exemple seul qu'il donnait de son activité administrative était bien fait, assurément, pour grandiiaux yeux de ses contemporains la dignité impériale qu'il avait si injustement usurpée et que Michel III avait avilie par ses hontes et ses désordres. Chaque joui*, on pouvait voir Basile s'en aller tour à tour écouter les procès et intervenir à l'occa sion, recevoir les plaintes de ceux qui s'adressaient directement à lui. surveiller ses magistrats ^. «. L'Empereur, disait-il. doit