Oeorg. Moine, gSS
5. De Adm., xiv, p. 349 ' Rambaud, op. cit., p. 5i3. 0. SigilL, 490.
Du reste, cette dignité perdit bientôt de son éclat premier. Vers les xn' et xni'' siècles l'on eut des protocuropulates et à l'époque de Codinus elle était reléguée au quinzième rang dans la hiérarchie. La femme du curopalate s'appelait xojpoTcaXànTo-a.
4" Patricienne à ceinture (y, t/,; woja-T/jç TiaTp'.xiaç àçia). Cette dignité était la plus haute que pouvait revêtir une femme — la seule que l'Empereur conférait lui-même aux dames de la cour, Lorsque Théodora épousa Théophile, sa mère Théoctista fut créée patricienne à ceinture i. C'était la première dignitaire de la cour de l'Impératrice oîi son rôle paraît avoir été de présider à la toilette de la Basilissa'^. Comme les patrices, elle recevait au jour de sa nomination les plaques divoire sur lesquelles était inscrits son nom et sa dignité.
5" Mcigistroi {'\ tcôv £voo;oTàT(ov ijiaY'lTTpojv àç'la). Les titres qui précèdent sont, en quelque sorle, hors cadre car ils appartenaient en fait à la famille impériale et à ses alliés. Aussi le premier titre à proprement aulique était-il celui de magislros. Au ix"" siècle nous avons de nombreux exemples de seigneurs qui le portèrent et nous voyons, par la vie même de Basile, que s'il était le plus haut titre de la hiérarchie byzantine, celui au delà duquel il n'y avait, en général, pour les particuliers, plus lieu à rien prétendre, encore fallait-il que même les princes le reçussent avant d'arriver à ceux qui leur étaient plus spécialement réservés. Bardas ne fut pas magistros dès le mariage de sa sœui' ; Pétronas ne reçut ce titre qu'à la fin de sa vie comme récompense de ses succès militaires et Basile n'obtint cette distinction qu'assez tardivement. On ne voit pas, au reste, que de fort grands seigneurs soient arrivés jusque-là. Nous connaissons pour l'époque même de Basile, le nom de trois magistroi dont deux siégèrent au Concile de 869. C'étaient Cliristophore et Théodore. Le troisième était Manuel. Le nombre des magistroi ne paraît pas avoir été limité — du moins aucun texte grec ne le dit — bien que Liutprand -^ fixe à vingt quatre le nombre des magistroi présents à la distribution de cadeaux qu'il vit