‹ Basile Ier, empereur de Byzance (867-886)Chapitre 94 sur 409 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

'\. Ibid., p. ii4-

5. Vie de Théophane, éd. Krumbacher. op. cit.. p. 890. S' Eiidokinios roçiit de la même façon le titre de candidat.

G. Cerem., p. iM\/.

7. C'est dans le même sens qu'il laut entendre, je crois, la distinction de Philotliée entre les dignitaires TaY;j.aT'./.o(, bsaaT'.xot, auyxTvT.T'.xoî et c'est, ce me semble, la clef du passage obscur dans lequel Pliilotliée parle de ces mêmes dignitaires qui » t^ rjyxAf.Toi â&;j.ô!;ovTai » fCerem., i3o8). En tous ces endroits, il ne s'agit nidlement de l'institution appelée le Sénat. (Cf. Cercm., p. i333).

-j[\ BASILE I

les chefs militaires des divers thèmes de l'Empire et les ol £x Trooa-WTTO'J.

2) Domestiques qui comprenait sept fonctionnaires : le domestique des scholes ; le domestique des excubiteurs ; le drongaire de la veille « tt,? p^yAa^ ; » le domestique des Icanates ; le domestique des Nombres a twv vojtjLÉpwv » ; le domestique des optimales; le comte des murs. On les appelait tous u ocpc2',x',à-

A'-Ot.. »

3) Juges qui comprenait trois fonctionnaires : le préfet de la ville ; le questeur ; le fonctionnaire préposé aux pétitions :

4) Secreticoi ou fonctionnaires attachés aux grandes administrations de l'Empire, comprenant onze fonctionnaires : le sacellaire, le logothète toj vsv'.xoj ; le logothète de l'armée ; le logothète du drôme ; le chartulaire du sacellaire ; le chartulaire du vestiaire ; le protoasecretis ; le fonctionnaire chargé du trésor privé (6 to-j zIo\y.o\j) ; le grand curateur ; le curateur twv Mayyàvwv, de Manganes ; l'orphanotrophe.

5) Démocrates comprenant deux fonctionnaires : le démarche des Verts et celui des Bleus.

6) 5/mtorc/ie5 comprenant cinq fonctionnaires : l'hétériarche ; le drongaire de la flotte ; le logothète des troupeaux ; le protospathaire des basiliques ; le comte toj o-Tàê)vOj.

7) La classe des fonctions personnelles (slo'.xal àçia»,) au nombre de sept : le basileopator ; le recteur ; le syncelle ; le chartulaire du caniclée ; le protostrator ; le cérémoniaire (6 tî^z, xaTaorào-sw?) ; le domestique des basiliques.

Comme nous retrouverons tous ces fonctionnaires dans leur administration propre, je crois inutile de m'arrêter ici à chacun d'eux plus longuement. Il est cependant une chose à remarquer. C'est que deux des titres cités par Philothée dans le Clétorologe : le basileopator et le recteur, sont des titres nouveaux que les textes antérieurs au règne de Léon YI ne connaissent pas. Nous savons l'origine du titre de basileopator; mais nous ignorons celle du titre de recteur. Ce qui paraît certain, c'est que cette dernière fonction — la plus grande de l'Empire dès le x" siècle — est inconnue des écrivains antérieurs à cette époque. L'auteur anonyme du cérémonial usité au vin'' siècle pour la promotion des grands dignitaires de l'Empire l'ignore complètement et les premiers textes qui en

ET L EMPIRE BYZAMI\ ^O

parlent sont contemporains d'Alexandre, frère de Léon VP. Au x'^ siècle elle a tout son éclat. Le livre des Cérémonies lui donne le pas sur tous les autres fonctionnaires et Liutprand la cite avant tout autre dans la distribution des présents à laquelle il assiste. On peut donc conclure de cela que le rectorat fut créé par Léon VI pour honorer un personnage quelconque ; et c'est, sans doute, le premier cérémonial usité à cette occasion qui nous est conservé au chapitre ÏY du second livre des Cérémonies.

Naturellement, chacun de ces grands fonctionnaires a sa suite ou son bureau (7:002 as 'jt'.;) composé de divers fonctionnaires subalternes. Nous les indiquerons avec leurs chefs respectifs aux chapitres spéciaux consacrés à l'administration dont ils relèvent.

On peut remarquer, par l'énumération qui précède, qu'en réalité, sauf quelques fonctionnaires de second ordre, les titulaires de charges uniquement antiques n'étaient pas très nombreux. La raison en est qu'à Byzance, comme dans toutes les cours orientales, les offices du palais étaient aux mains d'eunuques riches et puissants qui, eux aussi, se trouvaient groupés en deux classes, parallèles et semblables à la double hiérarchie des dignitaires et fonctionnaires de l'Empire. Suivant qu'ils avaient un titre ou fonction, l'Empereur leur donnait le (( jâpaêswv )) ou les nommait « oCol Xôyo'j », exactement comme il le faisait pour ses autres sujets. Entre les uns et les autres il n'y avait qu'une différence, c'est que les eunuques accomplissaient les fonctions que leur titre signifiait.

Il y avait pour les eunuques huit grandes dignités :

i) Les v'/i^ia-T'.àpio'. ou v'.'l/r.rr'.àcio'., que nous pourrions appeler les baigneurs de l'Empereur, étaient, parmi les eunuques, les dignitaires les moins élevés. Ils recevaient, comme insigne, un vêtement (xa^io-'.ov) de lin et une sorte de grand manteau de soie appelé le « cp'.àX-.ov ». Dans les cérémonies, quelques-uns d'entre eux se trouvaient à la grande porte de l'Augusteon pour présenter à l'Empereur le bassin dans lequel il pouvait se laver les mains -.

2) Les cubicLilaires (y, toj xojê-.xo'jAap'loj à;ia) formaient une

I. Du Gange, article PaîxTwp. La vie de S' Euthymc parle du recteur Jean à propos de la mort d'Alexandre en 918 {VU. Euthym., XXI, p. 70). a. Cerem., p. 121.

classe très nombreuse. C'étaient les officiers an service habituel de l'Empereur. Leur insigne était un vêtement de soie et d'or, le ({ TcapayaêSiov ou Ttapaya'joiov )). La cérémonie de leur promotion, racontée au chapitre XXV du IP livre des Cérémonies qui, pour être peut-être postérieure au ix" siècle, n'en garde pas moins son intérêt pour cette époque, donne de curieux détails sur l'importance de cette dignité et fonction. Les préposites, — leurs chefs hiérarchiques — font, par l'intermédiaire de l'un d'eux, de graves recommandations au nouvel élu : qu'il se garde bien, sans l'avis de l'Empereur, de porter la main sur un homme qui porte la barbe (iBaoêaTo;) ; qu'il ne s'adonne pas à l'ivrognerie : qu'il ne soit ni vain, ni léger et ne s'occupe point des choses qui ne le regardent pas : qu'il se garde bien aussi d'avoir des relations avec les hommes pervers et désireux de nouveautés (lisez : qui essaient de fomenter des révolutions) ; qu'il n'aille pas répandre au dehors les secrets de l'Empereur ; qu'il honore tous les dignitaires du palais, ceux qui lui sont supérieurs ou égaux en dignités, tout le sénat, surtout les préposites ! (( Voici, dit la formule de promotion, quelle dignité tu reçois. Songe que la sainte porte dont la garde t'est commise, tu la tiens de Dieu même ; surveille-toi toi-même afin que jusqu'à la fin de ta vie tu observes ces avis et. qu'orné des plus belles vertus, tu obtiennes aussi de notre Empereur de plus hautes dignités et que tu deviennes illustre dans le sacré couboucleion ^ »

Ces recommandations pouvaient n'être pas dépourvues d'utilité quand on songe à l'influence qu'avaient forcément de tels personnages et quelle facilité leur était donnée de faire aboutir toutes les conjurations. Ce sont ces cubiculaires qu'on désignait, suivant le palais où leurs fonctions les appelaient, du nom générique de « ol sttI toj xo'jêo'jxAî'loj, ol st:», toj ypjo-otoixX'Ivoj: ol xo'.twv'.tcç -. )) En outre, chaque service impérial avait ses cubiculaires. Les uns étaient attachés aux chaussures, d'autres à la barbe, d'autres à la chevelure^.

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