Rambaud, p
fit construire un grand nombre une centaine environ — pour les pauvres ἱπτω οτροφεῖα). les étrangers (ξενῶνες), les malades (vosozouzta) et les vieillards (yrpoxouetz) !. Or tous ces asiles émargeaient au budget suivant le principe de droit byzantin que le fondateur d'un monastère ou d'un hospice, qu'il fût particulier, Patriarche, Empereur, du moment qu'il avait planté la croix (σταυροπιήγιονὶ élait tenu de subvenir à son entretien comme de l'administrer. On comprend que c'était là pour le basileus une lourde charge et que, sans une surveillance continuelle des fonctionnaires grands et pelits dont les œuvres charitables relevaient, les finances eussent bien vite été par trop obérées. Il en allait de même des monastères {les saintes maisons) et des établissements de bienfaisance répandus sur tout le territoire de l'Empire. Mais si hospices ‘et couvents avaient part aux libéralités du basileus, les uns comme les autres devaient, à leur tour, payer des redevances et accepter des corvées spéciales qu'il fallait exiger et faire respecter. Aussi bien était-ce le rôle de ces fonctionnaires dépendant du chartulaire. Tous les monastères, au reste, paraissent avoir eu un tuteur laïque chargé de l'administration matérielle du couvent. Il est bien probable que c'étaient eux qui faisaient l'office d'intermédiaire entre la communauté et le chartulaire.
3° Le zigostale et les méltriles (ζυγοστάτης, μετρηταῦ). Si nous avons des données assez certaines sur les fonctionnaires qui précèdent, nous sommes obligés pour ces derniers de nous en tenir à de pures conjectures. Que pouvaient être ces fonctionnaires ? Aucun texte, que je sache. ne nous le dit, ni mème ne l'insinue. C'étaient, probablement, les gardiens et vérificaleurs des élalons divers : d'or, d'argent ou d'autre métal, conservés à Constantinople et dans chaque église de province afin de permettre le contrôle des poids et mesures employés pour la perception des impôts ?. Is avaient. sans doute, aussi la charge de vérifier dans toutes les grandes villes, par le pesage ofliciel. les matières et monnaies d'or en circulation, au moyen de « l'exagium solidi ».
Enfin reste à nommer le domestique de la scène (δομέστικος
1, ΕΠ. Basil., xcin, 356.
a. Cf. Schlumberger, Mélanges d'archéolog. byzantine, p. 41 et 315: Sabnlier, τ 53.
τὴς ἢυμέλης). personnage sur les fonctions duquel nous ne savons rien !,
Le logothète du drôme (ὁ λογοθέτης τοῦ ὥρόμου) élait le chef des postes impériales. À l'époque qui nous'occupe il n'avail pas encore acquis l'immense importance qu'il eut dans la suile. mais déjà on la peut deviner, Au 1x° siècle il n'est que l'égal de lous les grands fonctionnaires de l'Empire. le 37° dans les listes officielles, revêtu des dignités habituellement conférées à ses pairs?. Ses attributions, sans doute, sont tout d'abord la surveillance de la posle et de l'administration que ce service réclame : mais elles commencent à s'élargir insensiblement el c'est à supplanter tous les autres ministres qu'il tend d'une facon, du reste, probablement très inconsciente, Le jour n'est pas éloigné ôù, de son titre, les derniers mots tomberont pour ne laisser subsister que le premier et, dès le x” siècle, il ne s'appelle plus que le logothète tout court. C'est que ce sont ses attributions mêmes qui le poussent au rang suprème ΟἹ finireni par le créer premier ministre % La poste impériale. en effet, qu'étail-elle done sinon le véhicule obligé de loute la vie politique? Elle transporte la correspondance officielle aussi bien que les fonctionnaires : elle amène les ainbassadeurs étrangers comme elle emporte les exilés. Par la force des choses. le fonctionnaire chargé d'un aussi grand service doil arriver à un haut rang el s'imposer à l'attention du prince. Aussi voyez-le. Son office le met, avant tout autre, en relations avec les ambassadeurs. À Favance, 1 sait qu'ils doivent venir rendre visite au souverain et il leur expédie voitures et chevaux rapides : il donne des ordres à toutes les stations! pour les bien recevoir. et quand ïls arrivent à Constantinople, c'est ni. tout naturellement. qui vient à leur rencontre, Dès lors. les connaissant déjà, la charge lui revient de les présenter au
ες ne sorait pas étonnant qu'il x ail eu dans le manuscrit faute de copiste où de tecture. Cf. le chartulaire du vestiaire et ses subalternes.
+. Le sceau de Stylianos porte bien le fitre de magistros, mais ce n'est pas vraisemblablement parce qu'il était logothète qu'il eut ce ΕΠ τος mais à cause de sa grande situation personnelle dans FEmpire (Sehlumberger, Sigillog., 535).
3. Théoctistos, sous Théodora, Slylianos, à la fin du régne de Basile, sont, lout à la fois, logothètes dn drôme el premiers ministres.
,, Ce sont ἸῸΝ « éruñeut ἵππον Οἵ les x σταθμοί dont parle Cedregus (Cedren., 1159).
Basileus. et d'être entre l'un et l'autre l'intermédiaire habituel. De là à devenir ministre des affaires étrangères il n'y ἃ qu'un pas. D'autre part. il signe les ordres impéraux qui partent pour les provinces et il les fait exécuter. Chaque jour, sauf le dimanche, il se rend au Palais pour les affaires courantes. Comment, dans de telles conditions, ne serait-il pas conduit à devenir ministre de l'intérieur? Et c'est de fait ce qui ne larda pas à arriver. Pour le 1x" siècle, cependant, il semble bien que la fonction de logothèle n'entraînait pas encore forcément celle de premier ministre. Nous savons en effet que si Théoctistos fut logothèle el premier ministre, Symbatios ne dirigea en rien les affaires publiques, ni non plus son successeur Gumer?, ni non plus le patrice Jean qui fut logothète du drôme sous Basile.
Le livre des Cérémonies parle beaucoup du logothète de la course et, grâce à lui, nous pouvons nous faire une idée assez exacte de ce qu'était ce personnage. Par sa situation administrative, le logothète fait partie de l'entourage immédiat de l'Empereur. Il est un des premiers à saluer l'Empereur, le matin, avant tous les autres dignitaires, et, s'il ne vit pas dans la familiarité de l'Empereur, au sens étymologie du mot, comme le préposite et les chambellans, on se rend fort bien compte qu'il tient une place à part entre ceux-ci et la foule des grands personnages qui ont droit de réception. Aussi doit-il suivre l'Empereur partout où 11 va, dans les processions ἢ comme à la guerre, car partout le souverain a besoin de sa présence. Mais c'est surtout dans les relations de l'Empire avec les étrangers que le logothète joue un rôle considérable, Quels que soient les légats qui arriventà Byzance, qu'ils viennent de Syrie, de Rome, de Bulgarie ou d'Allemagne, c'est lui qui les reçoit et les présente à son maître’. Un protocole rigou-