‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 152 sur 354 · Migne, CN, p · texte numérisé non relu

Migne, CN, p

3. Evangollidis : « Ἱστορία τῆς Τραπεζοῦντος » (Odessa 1898), p. 33-34.

toucher d'oflice 10 livres sur les marchandises qui, soit y arrivaient, soit en partaient!. Jean Chaldos fut stratège de ce thème.

ΧΙ. — Au sud du thème de Chaldée venait celui de Colonée ayant, à l'est, les thèmes des Arméniaques et de Charsian, au sud, les terres sarrasines. Il tirait son nom de la ville forte de Colonée qui, pour être pelite, n'en était pas moins, paraît-il, admirablement défendue, « χάστρον ὀχυρώτατον καὶ κοημνῶδες » dit Constantin VIT?. Sa frontière, jusqu'aux victoires de Basile sur Chrysochir de Téphrice, devait passer près de cette ville. Après la défaite des Pauliciens, Téphrice devint terre d'Empire. Le thème de Colonée existait déjà à l'époque de Michel ΠῚ 3. Il ne serait pas étonnant qu'il eut élé créé pour lutter contre les Pauliciens. En tous cas les Arabes ne le connaissaient pas ou plutôt le confondaient avec le thème des Arméniaques. Le dixième dans l'énumération de Constantin VIT, il vient dans la deuxième liste des Cérémonies au huitième rang,

Enfin venait, mais seulement depuis Léon VI, le thème de Charsian que limitaient, au nord le thème des Boukellaires, à l'est le thème des Arméniaques, à l'ouest le (hème de Cappadoce. Au sud, il était thème frontière ayant pour voisins les Arabes. « Outre le chef-lieu Harsana, on y trouve quatre forteresses, » dit Ibn Hordadbeh. C'est dans ce thème que se trouvaient la route et le défilé de Malalia qui reliaient Arabes et Byzantins et la ville d'Iypsela souvent mentionnée dans les guerres contre les Arabes. C'est probablement ce qui ἃ fait croire à Ibn Hordadbeh que le Charsian était érigé en thème. En réalité, à l'époque probable où il écrivait, ce n'était qu'une clisure. L'auteur de la « Vita Michaelis » le cite comme [ΟἹ " et nous savons que ce fut Léon VI qui l'érigea en thème. Sous Basile, le Charsian n'était donc qu'un commandement de second ordre. Constantin VIT, en vérilé, dans la vie qu'il écrivit de son grand-père, cite bien le thème de Charsian et son stratège, mais il parlait probablement le langage administratif en usage de son temps lorsqu'il donne ce renseignement qui n'infirme donc pas les autres témoignages 5.

. Cerem., 1285.

. De Them., p. οὐ.

. Theoph. Cont., Fit. Mich., xxv, τοῦ.

. Theoph. Cont., Vi. Mich., xxv, p. 196.

. Schlumberger, Sigillog., 284. Vi. Basil., 11, p. 288.

sw -

Que

ιδ BASILE 1

Telle parait être la géographie historique de l'Orient byzantin à l'époque du fondateur de la maison macédonienne, Reste à étudier maintenant les thèmes d'Occident qui relevaient de Byzance.

Comme nous l'avons dit, la répartition des thèmes. pour géographique qu'elle paraisse, ne l'était pas en réalité. Indépendammentdes thèmes que nous venons d'étudier et qui rentraient tous dans la classe dite orientale. l'Asie Mincure comptait quelques provinces placées au nombre des thèmes d'Occident. Cette réparlilion surprendra peut-être moins si l'on remarque qu'en fait, étaient provinces d'Occident tous les thèmes marilimes qui dessinaient les contours de la mer Egée ou se trouvaient disséminés sur la mer lonienne. Sauf en effet la clisure de Séleucie et le thème de Macédoine, sur un point, tous les thèmes que nous allons parcourir touchent à l'une des deux mers el sont dits occidentaux !. Thèmes secondaires aussi. si l'on veut, car que pouvaient bien être ces thèmes d'Occident, provinces souvent très petites. éloignées de Byzance, sans grande défense contre leurs terribles voisins, aux populations très mélées où Grecs, Slaves. Bulgares, chrétiens et païens vivaient ensemble comme des frères ennemis? Sans doute, elles s’appelaient « thèmes » et avaient à leur tête un stralège ; mais Îles troupes qui les protégeaient devaient être bien peu nombreuses puisque c’est à peine si l'administration impériale les connaissait ?. Presque jamais elles n'élaient appelées à défendre l'Empire de concert avec les vraies armées, celles d'Orient, et tout ce qu'on leur demandait le plus souvent, c'était de fournir des lances, des épées, οἷοι, aux troupes régulièrement préparées pour la guerre. En réalité, îlots isolés au milieu d'empires barbares puissants, ces thèmes que la nécessité érigeait en commandements mililaires n'avaient d'autre mission que de défen- | dre de leur mieux les villes situées sur leur territoire et par là

1. Si celle remarque a quelque valeur, on peut faire observer que le thème de Macédoine pouvait être considéré comme oriental, car il touchail en sa plus grande étendue à la Propontide, Quant à la clisure de Séleucie, lorsqu'elle fut érigée en thème, la diision du ἀν" siècle n'existait plus. Constantin VIF connait un autre groupement plus véritablement géogra phique.

a. Je fais exception, évidemment, pour les thèmes proches de Constanti nople, importants ceux là, parce que c'étaient les lieux de résidence de la flotte impériale,

la civilisation byzantine. Livrés à eux-mêmes, leurs stratèges se débarrassaient, praliquement., de la ftutelle administrative de l'Empire, vivaient à leur guise et n'avaient plus avec Byzance que des rapports lointains et une soumission purement nominale. Aussi, ces thèmes — sauf ceux, évidemment, qui se trouvaient dans la sphère immédiate d'influence de Byzance — ne sont-ils guère connus que de nom. Si déjà pour nous, le régime des thèmes d'Orient est plein d'incertitude, à plus forte raison en va-t-il de même des thèmes d'Occident que Constantin VII lui-même paraît totalement ignorer. Pour ceux-là donc nous ne pouvons guère donner en général qu'une nomencelature.

XIV. — Le thème des Kibyrrhéotes s'étendait de la clisure de Séleucie à l’est, jusqu'à la frontière du thème de Samos à l’ouest. ar le nord, il touchait au thème des Thracésiens et des Anatoliques. Son nom lui venait, disait-on, de la ville de Kibyrrha dont la réputation était assez mauvaise. Son stratège avait le troisième rang parmi les stratèges d'Occident. Il gouvernait les villes d’Halicarnasse, Myra, Perge, Milet, etc., ainsi que 168 iles de Rhodes, Cos, Leros et autres ilots de moindre imporlance. Sauf une colonie de Mardaïtes ayant un catepan à sa tête, la population, composée des habitants de l’ancienne Lydie, Pamphylie. Carie, n'était guère aimée des Empereurs. On la trouvait trop remuante et trop insoumise aux ordres impériaux. Les ports les plus connus de cette province étaient Laryma et celui qu'on appelait le « Paleos », l'ancien. C'était, avec les thèmes de Samos, de la mer Egée et d'Hellade, le grand thème maritime byzantin. Lors de l'expédition de Crète sous Léon VI son armée s'élevait à 6.760 hommes, les chefs compris !.

XV.— Au nord du thème des Kibyrrhéotes venait le {ème de Samos. 1 longeait la mer jusqu'au détroit où il rencontrait le thème Optimate. ἃ l'est, il était borné par le thème des Thracésiens. Ce thème étail d'assez médiocre dimension. Aussi son stratège n'arrivait-il que le neuvième en liste. L'ile de Samos formait le centre du thème avec les petites îles d'Icarie, de Patmos. ele. Sur la côte, il semble qu'il comptait quelques grandes villes commerçantes comme Ephèse, Smyrne. Tralles. Per-

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