Vi. Anton. Papad. Keram., Monumenta, T1, p
3. α Τάφος τῶν συνχσκουσῶν », Vil. Sanctæ Theod. Thessal, $ 45, p. 26. . Le texte les appelle « ἐγχρίτοι».
. Pit. S. Euslath. n°10, τής 15, p. 374-338.
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teurs de Dieu se déplaçaient facilement. Du reste, l'habitude de ces courses perpétuelles devint si fréquente que le Concile de 86: dut prendre des mesures pour arrêter ce « flot fougueux. ῥεῦμα Susaälexcoy. » S'il reconnaît qu'il ÿ a parfois de justes el picuses raisons d'abandonner le couvent et autorise même les évèques à choisir des religieux pour certains ministères, il n'en constate pas moins que ces continuelles allées et venues troublent la paix du cloître et affaiblissent l'obéissance. En conséquence, il excommunie le moine qui quitte son couvent pour se rendre dans un autre ou chez des laïques jusqu'à ce qu'il rentre d'où il était parti !.
À Byzance, comme partout ailleurs, la vie monacale, par sa complexité même, autant que par son influence, sa richesse el son indépendance. intéressait l'Etat au premier chef. Légiférer à ce sujet fut toujours une de ses particulières préoccupations et nous savons jusqu'à quel point il se laissa entrainer à un certain moment, sous le règne de Nicéphore Phocas. Basile, lout « philomonache » qu'il fût, s'empressa de porter, de son côté, certaines lois civiles destinées à confirmer. et à sanctionner l'œuvre des conciles. Deux choses, du reste, regardaient spécialement, à celte époque, le pouvoir laïque, et qu'il lui élail impossible d'ignorer : la question de fortune et la question de l'état social du religieux. Le concile de 86r ? rappelle sévèrement aux religieux la loi de la pauvreté. Ils ne doivent rien avoir en propre : lout appartient au couvent. Mais avant leur entrée en religion, liberté leur était donnée de disposer à leur gré de leur fortune. Etait-ce là une règle récente ? Assurément non. La pauvreté était chose obligatoire dès les origines du monachisme ὃ, Néanmoins, elle ne paraît pas avoir été loujours complètement pratiquée et, aux environs de 861, il semble bien que les moines s'en exemptaient plus ou moins facilement. Le canon VI du Concile de ὅθι suffirait à le prouver: mais nous avons d'autres preuves encore de ce relâchement.
1, Can. IN. Mansi, Avr, p. 937. Je ne crois pas qu'il faille, avec l'abbé Marin, attribuer à Photius de trop machiavéliques calculs quand il fil élaborer ces canons, Les abus que nous constalons jusque chez les saitils dont nous connaissons la vie, font supposer qu'ils devaient être singulitrement répandus parmi les moines moins vertueux. Cela semble suflire ὃ l'explication de ces règles.
a. Can. VI. Mansi, xvt, 510.
3, Marin, op. cil., 119. 120,
Un jour, un excellent moine du nom de Thomas s'en alla visiter saint Joannice. Au moment de partir le « bienheureux Père », en guise de salut, lui prédit sa fin prochaine. Thomas, plein de foi en la parole du saint, distribua tous ses biens aux pauvres et mourut quinze jours plus tard !. De son côté, lorsque Théophane se fit moine, il se dépouilla de tous ses biens, chose assez remarquable pour que son biographe le rapporte ?. L'’antique discipline avait donc, semble-t-il, besoin d’être restaurée. C'est ce que fit le Concile et ce que sanctionna Basile 8, Celui qui voulait entrer au couvent, devait auparavant mettre ordre à ses affaires, car, une fois moine, il n'était plus le maître de ses biens. La loi, cependant, pour formelle qu'elle paraisse, connaissait des exceptions. La preuve en est que si le religieux avait des enfants, il pouvait, même après son entrée en religion, partager son avoir entre ceux-ci. Bien plus. Dans le cas où il mourait intestat, la loi reconnaissait à ses héritiers naturels leur part légitime #. ΠῚ gardait même si bien quelque chose comme la propriété de sa fortune que s'il quittait son monastère, il était privé de ce qu'il possédait : ce qui paraît indiquer, qu’en somme, le religieux gardait la nue-propriété de sa fortune. Seul l'usufruit, de son vivant, appartenait au monastère. C'était là, du reste, une des grandes sources de richesse du monastère. Parmi les moines, il y avait des riches et toujours, sur leur fortune, une part devait être faite pour le monastère, de même que chez les femmes, il semble bien qu’on exigeait une dot 6, Ces ressources n'empêchaient pas pour autant les couvents d'être souvent dans la gène. ἢ leur arrivait mème de ne pouvoir payer régulièrement les impôts. Le biographe de saint Eustathios raconte qu'une année les choses fussent allées mal pour le monastère olympien dont il était le chef si de riches particuliers n'étaient venus à son secours 7. Quant à l'état social du futur moine, Basile ne paraît pas s’en être directement occupé. Ce sera l'œuvre de son successeur Léon, de régler cette délicate question qui pouvait mettre aux prises, en
. Vi. S. Joann., 11, p. 427.
. Vil. Theoph., Migne, CVHT, p. 29.
. Prochir., XAIV, $ 2, p. 133.
. Ibid., $ 3.
. Ibid., $ 4. Ferradou, op. cit., 131 οἱ seq. . Vit. Sanctæ Theod. Thessal., $ 20, p. 12.
. ἘΠῚ S. Eustath. p. 358.
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certaines circonstances, l'esclave devenu moine et son maitre légitime.
A côté et au-dessus de la vie cénobitique, nous avons dit qu'il y avait, dans la vie religieuse, l'état solitaire. Au rx" siècle, nombreux étaient les moines qui s'en allaient dans les lieux déserts mener une existence plus dure et plus recueillie encore qu'ils n'auraient pu le faire au couvent. Autour des monastères, cachés dans les montagnes, les solitaires s'adonnaient tout entier à l'oraison οἱ à la pénitence. À celte époque. les stylites étaient beaucoup moins nombreux. Le plus célèbre, saint Luc, dont la colonne s'élevait tout près de Chalcédoine, au quartier d'Eutrope, parail déjà une exception. La coutume était plutôt d'aller « de montagnes en montagnes » comme saint Joannice, chercher la solitude et peut-être un peu de liberté !. Là, les anachorètes ? habitaient de très modestes « κέλλαν » faites de feuilles sèches ou formées par une grotte et ils y passaient de longues années, ne descendant que rarement au monastère et pour de graves raisons. Mais pour pouvoir mener celle vie retirée et toute « angélique » d'une façon régulière, il fallait auparavant faire, comme les autres moines. son noviciat au couvent car c'était à, uniquement, que le futur reclus pouvait apprendre ce qu'il devait savoir : l'hymnodie, c'est-à-dire le psautier en lout ou en partie, l'ordre des oraisons pour les diverses heures du jour et de la nuit, la façon de lutter contre les esprits mauvais, autrement dit, la spiritualité 3%. Alors on pouvait s'en aller vivre loin du commerce des hommes.
Tout au contraire des solitaires, les moines ilinérants recherchaient la société du monde : mais si les uns agissaient de la sorte par relâchement ou indépendance, les autres le faisaient par vertu. Les premiers n'avaient du moine que l'extérieur, les cheveux courts et probablement l'habit. S'ils étaient riches. ils vivaient dans leur famille et leur maison comme de simples laïques ἢ. S'ils étaient pauvres, ils s'en allaient sur les routes et dans les villes mendier et compromettre la sainteté de leur