Migne, CXI, p
. Migne, CIF, p. 652.
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ouvertement le Christ, Pour le combattre, ils prenaient donc un moyen détourné qui n'était pas sans habileté. Ils se joignaient à tous les hérétiques et luttaient avec eux. C'est ainsi qu'ils firent campagne avec les iconoclastes et s'altirèrent par ces louches manœuvres, à un double titre, la haine de lous les vrais chréliens. Aussi les formules pour la réception d'un Juif au chrislianisme sont-elles à ce sujet très précises. Après avoir juré qu'il ne se convertissait pour aucune raison humaine et qu'ilabandonnait toutes les cérémonies rituelles de la synagogue. le Juif devait dire « anathème » non seulement à la doctrine israëlite, mais encore à toutes les doctrines hérétiques qui en sont sorties !, preuve manifeste qu'à travers tous les âges on imputait aux enfants d'Israël le crime de s'associer à toutes les hétérodoxies. Mais le fait le plus curieux concernant les Juifs au ix° siècle est assurément la relative douceur de la législation à leur égard. Basile ne parle pas des peines qui attendent les Juifs apostats. Il ne paraît pas avoir édicté à leur usage des lois aussi sévères que pour les Manichéens hérétiques. Il se contente de prévenir leur zèle religieux en les empêchant de faire de la propagande. D'après le Prochiron, le Juif n'était puni de mort qu'en deux circonstances : s'il imposait la circoncision à son esclave chrétien el s’il cherchait à détourner de la foi orthodoxe*. Sauf ces deux cas les lois d'exception ne paraissent pas les avoir atteints.
La seconde mission, attribuée à Basile par son petit-fils Constantin, est celle de Bulgarie. Evidemment, il ne saurait être ici question d’une « mission » dans le sens habituel du mot. Les Bulgares étaient convertis à la foi depuis 865 et vivaient sous la juridiction romaine; mais il y eut mission en un sens lout à la fois politique et religieux, Constantin VIT nous dil. en effet, — οἱ la chose est plus que probable — que les Bulgares n'étaient pas solidement affermis dans la [οἱ 3, L'Empereur les exhorta à la persévérance, leur envoya des cadeaux et les engagea à recevoir un archevêque comme à avoir dans le pays un certain nombre d'évèques. Or, il est de toute évidence que celle démarche est la suite naturelle des décisions qui furent prises en 869. Boris, à cette date, se « convertit » à l'orthodoxie pouf