STRATÈGE
2 tourmarches (mérarches) . . . Comte de la tente.
9 drongaires . . .......... Chartulaire du thème. PEL μα Ὁ comles . . ..,........ Domestique du thème. |:
Ὁ kentarches . ..,.....,.. Protochancelier.
ἡ dékarches. . ......., .. Protomandator.
Le comte de lhétérie.
Si maintenant on considère l'armée, au point de vue, non plus du corps des officiers, mais de sa division intérieure, on aura, probablement, le groupement qui suit en chaque thème:
2 lourmes commandées chacune par un lourmache.
5 dronges ον τος drongaire.
5 bandes — — comte,
5 spatharia — -- kentarche.
ἡ dékarchies — — dékarche,
Ainsi composée l'armée était fortement groupée et le commandement pouvait s'exercer rapidement. « Tout soldat, comme le dit Kodama, qui éprouve quelque dommage en fait rapport à son supérieur, c'est-à-dire au dékarche, celui-ci à son supéricur el ainsi de suite jusqu'au roi. Par ce moyen le roi est mieux instruit qu'aucun autre de tout ce qui se passe dans l’armée et si quelqu'un vient à mourir, on peut le remplacer sans délai !.»
Le thème, cependant, n'était qu'une partie de l'armée. La réunion même de tous les thèmes ne formait pas loute l'armée. C'étaient les troupes de provinces, celles qui défendaient le territoire et tout d’abord se battaient. L'autre partie de l'armée élait cascrnée à Constantinople et composait à proprement parler l'armée impériale. Elle était employée au service de la ville et de la cour et n'allait en guerre que lorsque l'Empereur s'y rendait en personne. C'étaient les «tagmata » par opposilion aux « themata ». Kodama en parle ainsi : «Quant au nombre des armées, celle qui se trouve à Constantinople, la résidence du roi, compte 24.000 hommes, dont 16.000 cavaliers et 8.000 fanlassins. Les cavaliers sont divisés en quatre corps. Le premier, fort de 4.000 hommes, est celui des Scholarioïi, sous le commandement du grand domestique (al-Domestik) qui en même temps est commandant en chef de toute l’armée et chargé d'ordonner les levées. Le deuxième corps, fort également de 4.000 hommes, porte le nom de Taxis. Le troisième, les Excoubites, également de 4.000 hommes, sous le commandement d'un drungaire (trungar). est destiné aux corps de garde. Le quatrième, les Skoutarioi, complant aussi 4.000 hommes, accompagne le roi dans ses voyages. Les fantassins forment deux corps, chacun de 4.000 hommes, l'un appelé Optimates. l'autre Noumera?. »
Cette précision de termes, cependant, ne doit pas faire illusion. M, Gelzer ἃ parfaitement montré qu'il y avait dans cette
1, De Gœje, Biblioth., vi, p. τοῦ et Gelzer, 6p. cil., p. 114. 2. De απο, Biblioth., \1, p. 196 et seq. Gelzer, op. cil., p. 17.
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transcription de noms propres des erreurs évidentes. Les Arabes ont reproduit, comme ils l'ont pu. avec leurs caractères, les sons grecs. Les éditeurs ont dû s'adjoindre orientalistes el byzantinisants pour arriver à découvrir le terme le plus conforme à la philologie et à l'histoire : d'où des difficultés dont il faut tenir compte. Néanmoins, si les corrections adoptées par Gelzer sont exactes, nous avons chez les géographes arabes des renseignements à peu près conformes à ceux que nous donne Constantin.
Nous avons donc quatre corps de cavaliers :
Ι. — Les Scholarioi avec quatre mille hommes. Ce sont les cavaliers que la Notice place sous le commandement du Domestique des scholes (ὁ δομέστικος τῶν σχολῶν). S'ils étaient restés au ix° siècle — chose du reste assez probable — ce qu'ils étaient au να" siècle, nous aurions à leur sujet quelques renseignements intéressants dans Agathias. À cette époque, les Scholarioi étaient surtout chargés du service de jour et de nuit au palais. Inscrits comme militaires, ils vivaient cependant en simples ciloyens. Ils portaient un habillement magnifique et leur service était surtout affaire de parade. Aussi les recrutait-on dans les grandes familles de l'aristocratie et leur chef, généralement proconsul et patrice, marchait en tête des grands officiers de la couronne, tout de suite après le stratège du thème des Anatoliques et avant tous les autres stratèges d'Orient. C'est, du reste, précisément parce que les scholes étaient surtout des troupes de parade et aristocratiques que leur chef était si haut placé, qu'on donna parfois le titre de domestique à des enfants comme on le fit pour le fils de Bardas, Antigone, lorsque son père, lui aussi domestique des scholes, devint César !. Avanteux, sous le règne de Théodora, Pétronas fut revêtu de cette haute dignité?, et sous Basile, ce fut son gendre Christophore, le vainqueur de Téphrice, qui la possédait. Une salle était réservée à ce corps d'élite, à l’intérieur du Palais, C'était le « τρίκλινος τῶν Éowv ». les « scholai », qui se trouvait immédiatement après le vestibule de la Chalcé 3.
Nous n'avons sur le nombre des scholes au 1x° siècle aucun
τ. Georg. Moine, Cont., p. 1049.
2. Cedrenus, 1, 1049. Εἰ, Basil., ch. χα, p. 288. 3. Labarte, op. cil,, 115,
renseignement. Un passage du livre des Cérémonies! nous apprend seul que sous Justinien il ÿ avail sept scholes. ΠῚ est probable que ce nombre était encore le même sous le règne de Basile ?.
Indépendamment du domestique des scholes. la Notice de Philothée cite un certain nombre d'officiers qui dépendaient de lui. C'était tout d'abord le {opotérèle (ὁ τοποτη τὴς) ou lieutenant du domestique. Il faisait partie de la troisième ou quatrième classe de noblesse, étant spatharocandidat ou spathaire. Un manuscrit de Vienne, cité par Uspenskij *, sans date, dit que le tagme des scholaires se divisait en deux corps, l'un commandé par le topotérète avec quinze bandes sous ses ordres, l'autre par le chartulaire des scholes avec le même nombre de bandes, ce qui n'a rien que de très probable. Il est, en effet, une chose assez curieuse à noter, c'est que si l'on retient le chiffre de 6.000 hommes donné en un endroit par Ibn Hordadbeh ἡ, à l'exclusion de 4.000 donné par Kodama, les trente bandes des scholes donneraient à raison de 6.000 hommes par schole, exactement deux cents hommes par bande, ce qui est juste le chiffre donné par les Arabes eux-mêmes pour chaque bande de thème.
Au-dessous du topotérète, il y avait, au dire de la Notice de Philothée, deux comtes sur lesquels nous ne savons rien. Si les scholes se trouvaient groupées en deux bandes ayant le topotérète à leur tête, les comtes auraient été les commandants de chaque bande : mais nous n'avons à ce sujel aucun renseignement précis. Le Manuscrit de Vienne connaît lui aussi plusieurs comtes. Le camp des scholes avait la forme d’une croix grecque formée par deux routes transversales. Au bas de la route principale, à gauche et à droite, les comtes avaient leurs tentes: huit de chaque côté avec leurs « domestiques ». Dans la roule transversale qui allait de l'Orient à l'Occident, se trouvaient les autres tentes des comtes, au nombre de sept de chaque côté. Ceci porterait donc le nombre des comtes à trente, exactement