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querait le rôle du domestique. M. Uspenskij a imaginé une assez curieuse hypothèse pour rendre compte de ce fait. Elle est intéressante et mériterait d'être plus solidement étayée. ἢ croit que le peuple, dans le sens où nous l'avons employé à propos de la question financière, se trouvait groupé, politiquement, comme il l'était économiquement, en corporalions ou factions. En certaines circonstances, aux grandes processions, aux jeux du cirque, le peuple était officiellement présent, représenté qu'il était par les chefs de sa faction et, tout d'abord. par le démarche, domestique des Scholes, « porte-parole des droits politiques de sa faction. » D'autre part, ces factions eurent, de temps à autres, comme sous l'Empereur Maurice, une sorle d'organisation mililaire. Elles eurent sous le règne de cet Empereur à défendre un instant, en l'absence des tagmes. la ville et ses habitants. Il n'est donc pas impossible qu'aux rx° et x° siècles cette organisation se soit maintenue et cette hypothèse rendrait assez bien compte de la présence du domestique des Scholes à la tête d'une des grandes factions de la ville!.
I. Le second tagme, composé lui aussi de cavaliers, était celui des Excubileurs. Son chef, le domestique des Excubiteurs. était, en même lemps, démocrate des Prasinoi. Comme les Scholaires, les Excubiteurs faisaient le service du Palais dont ils avaient spécialement la garde?. D'après la Vie de saint Joannice ὅς le tagme des Excubiteursétait divisé en dix-huit bandes. Ainsi que tous les grands officiers de la couronne, le domeslique pouvait avoir les titres de proconsul et de patrice. el. semble-t-il. d'après la Notice de Philothée #, celui de stratège: « ὁ ἀνθύπατος. πατρίχιος χαὶ στρατηγὸς καὶ δομέστικος τῶν ἐξσχουδιτύsv ». Il marchait dans les cérémonies après les stralèges d'Orient, mais avant ceux d'Occident. Sa « proeleusis » étail à peu près semblable à celle du domestique des scholes. Comme lui, il avait sous ses ordres des lopotérèles, des chartulaires, des mandatores. Les seuls litres qui différaient étaient ceux de prolomandatores — remplacés chez lui par le proeximos. — de scribones qui devaient correspondre aux domestiques, de
Uspenskij, op. eil,, p. 155.
. De Boor, \iceph. Palri. op. hist, xxvm, . À. À. S. S. Nov. ut, 334.
h. Cerem., p. 1341.
draconarioi, de skeuophoroi, de signophoroïi et de sinalores, termes sans doute correspondants à ceux de protiktores, d'eutuchophoroi, de skeptrophoroi, d'axiomatikoi et qui devaient désigner vraisemblablement les commandants des diverses divisions militaires du tagme. Nous connaissons pour l'époque qui nous occupe le nom de deux domestiques des Excubiteurs, tous deux patrices, Léon et Palatinos !.
{Π|. — Le troisième tagme est désigné par les Arabes sous un terme qu'on a cru pouvoir assimiler aux « φοιδεράτοι »?, C'est sans doute celui que la Notice de Philothée et les sources grecques appellent généralement les « Arithmi » οἱ Agtfuoi. Ce tagme avait à sa têle, non pas un domestique, mais un drongaire, celui-là même qui est souvent désigné dans la Noticc® sous le titre de drongaire de la veille « τῆς Βίγλης »#. Lui aussi, comme ses collègues, peut être proconsul et patrice: mais il semble de rang un peu inférieur car il ne marche dans les cérémonies qu'après les stratèges d'Occident. Nous connaissons le nom de deux drongaires de la veille à l'époque de Basile. C'est celui de Constantinos qui était en fonction à la mort de Bardas5 et celui de Jean, frère de l'higoumène Nicolas que Basile éleva à cette dignité lors de son avènementf. Les fonctions du drongaire nous sont assez bien connues. C'est lui qui a la surveillance générale des rondes de nuit au palais ou au camp, lui qui accompagne la cour partout où elle va. IT était, en effet, parmi les rares officiers privilégiés qui avaient jusqu'à l'époque de Basile le droit de monter avec l'Empereur sur le yacht privé du souverain7. En campagne, il ne s’éloignait jamais du camp impérial. Il avait sous ses ordres les conducteurs « ὁδηγοί » de chaque thème et les représentants « παραμοναί » des stralèges car c'élait par lui que l'Empereur donnait ses ordres aux stratèges ὅν. Chaque soir il allait chercher chez l'idikos le « φατλίον » ou