De GϾje, Biblioth., vi
3, Cerem., p. 825. À Malagina se trouvaient «les écuries du roi, les dépôts de munilions et les magasins d'approvisionnement », dit Ibn Hordadbeh. {Biblioth., v1, p. 86). Chacune de ces villes avait sans doute, comme Malagina, un stratopédarche où chef de l'inlendance militaire à sa tête, lequel portait parfois le titre de due. (Cf. Sceau de Manuel Lykaïtes, stratopédarche el duc de Malagina, Ech. d'Ori., 1901-02, 162.)
ἡ. Ibid., p. 839.
transmettre aux intéressés la cote de l’impôt. Des comtes et des épisckeptiles ou inspecteurs étaient enfin attachés au bureau du logothèle el visilaient les stations.
Telle était donc, autant que nous pouvons le savoir, l'organisation générale de l'armée à l'époque de Basile EF". Voyons maintenant comment fonctionnait ce système. C'était évidemment l'Empereur, qui seul pouvait déclarer la guerre et décider s'il y prendrait part ou non. Les Byzantins avaient pour exprimer la chose un verbe spécial « φυσσατεύειν » et un signal que chacun devait bien connaître et qui remontait à Basile luimême. On suspendait au sommet des portes de la Chalcé une cuirasse, une épée οἱ un bouclier !. Immédiatement le logothète des troupeaux et celui de l'étable étaient avertis ainsi que le protovestiaire et on se mettait à faire les préparatifs nécessaires. Lorsque l'Empereur n'allait pas lui-même en campagne, un stratilate, chef de tous les thèmes et de tous les stratèges, était, en général, nommé?. Lorsque tout était prêt, que la garde de la ville et l'administration de l'Empire étaient confiées à qui de droit, l'Empereur avec ses tagmes et l'effroyable suite de ses bagages, franchissait le Bosphore pour s’en aller à Chalcédoine prendre la grande et magnifique route que l’on voit encore aujourd'hui et qui le conduisait à Malagina ἢ, Chaque thème averti et sous les armes avait ordre de rejoindre l'Empereur à la station la plus voisine de son cantonnement afin que les soldats et les bêtes ne se fatiguassent pas inutilement. À Malagina, l'Empereur trouvait le domestique des Scholes et le stratège de l'Opsikion: à Dorylée. celui des Thracésiens: à Kaborkion, celui des Anatoliques et celui de Séleucie. Ce point stratégique élait probablement la dernière étape qu'on faisait, quelle que fût la guerre entreprise. De là, suivant l'ennemi qu'on voulait atteindre, Pauliciens ou Arabes, on prenait une route différente et les stations étaient autres. Allait-on guerroyer contre Tarse ? Les stratèges de Cappadoce, de Charsian, des Boukellaires