‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 304 sur 354 · Ibid., x1v, $ 7, p · texte numérisé non relu

Ibid., x1v, $ 7, p

ἡ. Ibid., xxus, ὁ 2 et 3, p. 192.

ὃ, Ibid., xxx, $ 20, 21, 22, p. 164.

les esclaves étaient traités. Il est probable qu'au 1x° siècle leur condition matérielle devait s'être sensiblement améliorée et que, de l'autorité du maître telle qu'on l'avait autrefois conçue, il ne restait guère au patron que la libre disposition de son esclave, c'est-à-dire le droit de le vendre comme de l'envoyer où bon lui semblait !, C'est, on le sait, ce que fit Léon VI lorsqu'il hérita des nombreux esclaves de Danielis. Il les envoya en Ttalie coloniser d'immenses domaines *?. Mais si les mœurs se sont adoucies à l'égard des esclaves qui se conduisent bien, la loi est particulièrement dure pour eux quand ils commettent quelque crime, surtout si le crime est commis sur la personne du patron. Qu'un esclave ne s'avise pas, par exemple de favoriser le rapt de sa maîtresse parce que la peine qu'il encourt est le feu ὃ: qu'il nes'avise pas non plus d'atlenter à la vie de ses maîtres parce qu'il sera brûlé ὅς Dans un autre ordre de choses, plus intime celui-là. la loi n'est pas moins sévère pour l'esclave. S'il se laisse aller à avoir de coupables relations avec sa maîlresse encore mariée. il est puni du glaive tandis qu'on rouc de coups sa maîtresse. qu'on lui coupe les cheveux, le nez et qu'on la chasse de la ville sans aucune espèce de ressources. Si sa maitresse est veuve et qu'elle n'a pas eu d'enfants de son commerce avec lui. on se contente de frapper l'esclave, de le tondre et de le vendre. L'argent revenait au fisc 6.

A côté des esclaves, Byzance connaissait les affranchis (ἀπελεύηεροι). L'affranchissement, à l'époque de Basile, paraît avoir été grandement facilité. IF était, en effet, permis d'affranchir sans nombreuses formalités, à l'église, par devant lex magistrats, entre amis, par lettres, par testament 7. En outre certains faits accomplis par un esclave l'affranchissaient : tel le fait d'entrer dans l'armée avec le consentement de son

1. L'Epanagoge déclare que le maitre qui frappe son esclave ou lui fait subir de mauvais traitements entrainant la mort de l'esclase doit être regardé et trailé comme homicide (Epanag., χα 81, 417}

ἃ. Vi. Basil., ch. LxxvH, p. 335.

Page 1