Cerem. passim. Cf. par exemple, 30g
ἡ. M. Molinier, dans son ouvrage sur l'Iisloire des Arts appliqués à
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des objets d'orfèvrerie : une patène en or, enrichie de brillants. d'émeraudes, d'hyacinthes, avec le calice, lui aussi, en or et entouré de pierres précieuses et portant des hyacinthes attachées à des fils d'or ; deux éventails (firièt«) en forme de queues de paons el ornés; pour imiler les yeux, de diamants et d'hyacinthes. Et ces cadeaux n'étaient pas rares. Lorsque 5. Théodore d'Edesse alla à Constantinople, sous le règne de Théodora et de Michel, l'Empereur, à son départ, lui remit une boîte en or, garnie de pierres précieuses et de perles, avec une clef en or, Sainte-Sophie, elle aussi, reçut de Michel ΠῚ de somplueux cadeaux. N'est-ce pas lui qui offrit un jour, à la vénérable église, un calice et une palène d'une beauté, d'une élégance et d'une richesse incomparables ainsi qu'un polykandelon d'or? ? De même, enfin, à la mort de Michel ΠῚ, quand Basile fit ouvrir le trésor, il trouva les resles d'œuvres d'art admirables que l'Empereur avait fait fondre : un platane d'or, deux griffons et deux lions d'or, travaillés au marteau, un orgue en or, de la vaisselle plate *. On connaît, par ailleurs, les fameux lustres d'argent qui servaient, tour à tour, aux cérémonies religieuses de la Nea et aux fêtes profanes du Palais, comme le célèbre pavement de S'-Paul en mosaïques de marbres aux compartiments bordés d'argent.
De son côté la joaillerie élait très en honneur. On faisait grand usage de bagues, de bracelets, de médailles de dévotion chez les Byzantins de toutes les époques et pour le 1x° siècle quelques spécimens sont arrivés jusqu'à nous. M. Schlumberger croit même posséder une fort belle bague ayant appartenu à Basile, bague en or, enchâässant une pâte verte sur laquelle est gravée la tête deface du Christcrucigère. Les deux monogrammes bien connus formant les mots KYRIE BOHSET...., sont gravés sur l'anneau, entourés de rinceaux finement travaillés. Ce bijou serait, par l'inscription qui entoure la tête du Christ, de l'époque où Basile était parakimomène. Deux autres bagues de la collec-
l'industrie, ἃ. IV, p. 45, nie la réalité de tout ce luxe et spécialement l'existence des fameux lions d'or. Cependant tous ces objets, pour pouvoir ètre monnayés, devaient forcément être d'un autre métal que de bronze et d'une autre matière que de bois doré.