‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 336 sur 354 · bid., p. τ · texte numérisé non relu

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ἡ. νη). Mag, xx, p. 561.

ET L'EMPIRE BYZANTIN ha3

Dieu et de son devoir!, Il laissait en mourant la direction générale des affaires tant politiques qu'ecclésiastiques à Stylianos qui devenait, par sa volonté, tuteur de ses enfants. C'était le 29 août 886. Son règne avail duré dix-neuf ans. Il avail environ soixante-quatorze ans d'âge.

Dès qu'il eut expiré, suivant l'antique usage, Basile fut conduit au Triclinium des dix-neuf lits pour y être exposé aux regards de tous, revêtu des insignes de la toute-puissance couronne, tunique d'or, débetesion. Clergé et dignitaires auliques entrèrent alors, chantèrent l'office et lorsque la cérémonie fut achevée, le maître des cérémonies s'avançant répéta par trois fois la parole d'usage : « Sors, Empereur, le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs l'appelle ». Les basiliques, à ce commandement, prirent le corps sur leurs épaules pour le transporter à la Chalcé où dignitaires et fonctionnaires ecclésiastiques et civils vinrent le baiser et le saluer une dernière fois, Après quoi le maître des cérémonies ayant de nouveau répété l'ordre de Dicu, les protospathaires impériaux s'approchèrent, enlevèrent le corps et le cortège se mit en marche, par la Mesé, jusqu'aux Saints-Apôtres où l'Empereur devait reposer ‘pour toujours dans un sarcophage de marbre vert?, aux côtés d'Eudocie et de son fils Constantin. Arrivé à l'église, le cortège s'arrêta. On dit les dernières prières et lorsque l'office fat achevé, une fois encore le maître des cérémonies s'approcha du corps en disant : « Entre, Empereur, le Roi des Rois et le Seigneur des Seigneurs t'appelle. Dépose la couronne de ta tête ». Et aussitôt ayant pris la couronne, le préposile coiffa d'un simple bonnet de pourpre celui qui avait été Basile le Macédonien*. Tout était fini. Quelques jours plus tard, Léon se souvenant qu'il était fils de l'Empereur Michel ΠῚ et voulant renouer par un acte officiel et public la tradition dynastique, un instant brisée, fit ramener de Chrysopolis le corps de son malheureux père οἱ l’enterra solennellement aux SS'"-Apôtres dans un sarcophage qui avait autrefois servi à l'Empereur Justin #. La mémoire de Basile subissait en ce jour l'outrage qui

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