δια, vu
». Léon le Gramm., 1063.
ἡ, Fil. Basil,, αν, 232; Cedrenus, 1073 ; Zonaras, \\4, 29.
7. Georg. Moine, τοῖο; Léon le Gramm., 1064. I faut noter toutefois que le Lexte de l'un est la copie identique de l'autre.
8. Léon le Gramm. et Georg. Moine racontent que sous le règne de Théophile (829-842) résidait en Macédoine un stratège du nom de Kordylès. Ce stratège avait un fils Bardas qui fut chargé de gouverner en lieu et place de son père les Macédoniens qui vivaient « au delà du Danube, πέραν τοῦ ποταμοῦ τοῦ Aavoubiss ». Plein de jeunesse et d'ardeur, Bardas demanda à l'Empereur des vaisseaux pour ramener en leur pays les exilés, ce qui fut accordé. Mais « Baltimer » qui régnait alors sur les Bulgares s'y refusa el
Le seul point qui paraisse certain c'est que Basile avait vingtcinq ans quand il revint en Macédoine !. C'élait pour lui le moment de se faire une situation d'autant plus que son père était mort quelques huit ou dix ans auparavant ?, laissant sa femme dans la gène el une nombreuse famille à élever. A l'aîné 3 incombait le soin de remplacer le chef de famille, Basile entra donc, d'abord. au service du stratège de Macédoine, Tzantzès ὁ; mais ce ne fut pas pour longtemps. D'autres lieux l’attiraient. Chez le gouverneur, en effet, il ne gagnait pas sa vie el. d'autre part, l'agricullure ne donnait rien ὅς tandis que, disait-on, à Constantinople, ceux qui ont
la guerre fut déclarée aux déportés, Les Macédoniens mirent à leur tête Kordylès et Tzantzès et leur succès fut complet. Ils tuèrent et firent prisonniers beaucoup de Bulgares. D'où alliance des Bulgares et des Hongrois. Sur ces entrefaites les Huns ou Hongrois arriverent el promirent aux Macédoniens de les laisser partir moyennant un tribut, Ce qu'ils refusèrent, Ts durent subir un combat, mais grâce à un certain Léon de la race des « Gemostoi » ils purent regagner leur patrie. — Ce récit n'a évidemment aucun sens. D'abord qu'étaient ces Macédoniens qui vivaient au delà du Danube ? La Bulgarie d'alors s'étendait entre l'Isker et la mer d'une part, le Danube et les Balkans de l'autre. Or l'autorité impériale s'arrêlait aux frontières macédoniennes, c'est-à-dire à la montagne qui séparait les deux Empires. Au delà du Danube, c'était le lerriloire des Pelchenègues. De plus, vraisemblablement, les exilés devaient être cantonnés aux environs de Preslax, résidence habituelle du prince bulgare (Jirecek, p. 131), si l'on en croit la légende de la pomme que le souverain donna, un jour, au jeune Basile (Fil. Basil., αν, 232). Du reste la Vif. Basil. (ibid. ) dit simplement qu'ils furent conduits dans le pays des Bulgares fibid.), Or, même en admettant qu'ils eussent été relégués dans la grande place forte des Bulgares, sur le Danube, à Drster (le moderne Silistria) — ce qui expliquerait l'emploi des vaisseaux ---- on ne saisirait pas bien pour autant la raison d'un gouverneur byzantin dans ce pays. Mais ce qui est plus grave c'est l'étrange confusion de noms donnés aux souverains bulgares. Dans l'espace de cinq lignes, Léon et Grégoire leur donnent deux noms différents. C'est Baltimer qu'il faut, sans doute, identifier avec Vladimir, père de Syméon, comme le disent très justement Léon et Georges, mais qui régna de 838 à 893; c'est Michel « le Bulgare », probablement le même que Boris dont le nom fut changé à son baptème et qui régna de 852-888. Il est vrai qu'on pourrait discuter sur ce Michel et refuser d'y voir Boris ; mais il serait étrange qu'on appela ainsi un autre personnage que le roi dans son propre pays, Vraisemblablement en Bulgarie tous les Michel étaient bulgares et si les chroniqueurs disent Michel « le Bulgare » c'est bien qu'ils voulaient parler du souverain lui-même. Cf. au sujet de l'histoire de Bulgarie à cette époque, le t. X du Bulletin de l'Inst. Arch. russe de Constantinople. Les fouilles d'Aboba.
1, Georg. Moine, 1041.
a. ἘΠῚ Basil., vu, 236.