Genesios
a. ΤῊ. Basil., x1v, 248.
3, Syon. Mag, dur, 520; Coul. de Georg. Moine, 1048; Léon Gramm., 1069.
se débandèrent rapidement, effrayés par celte subite irruption. Basile portait, suivant sa dignité, le bâton de l'Empereur. Dès qu'il vit le désarroi général, il se précipita sur la bête et armé du « ραῤβῥούχιον » impérial il lui fracassa la têle, aux grands applaudissements de l'assistance ἢν Il n'en fallait pas tant à Michel pour s'amouracher d'un homme, alors dans toute la force de l'âge! \ussi est-ce bien probablement la crainte de voir Basile trop puissant auprès de l'Empereur, grâce à ses qualités physiques, plutôt que l'idée d'être, un jour, supplanté par lui, qui fit dire à Bardas un de ces mots qu'on trouve généralement après coup, mais qui expriment toutefois assez exactement la pensée du moment : « Je crois bien que cet homme sera la ruine de loute notre race?. » El cela est si vrai que, quelques jours plus tard, Michel en présentant son nouveau protégé à sa mère ne trouva rien de mieux à lui répondre pour calmer ses alarmes — car elle aussi eut la même pensée que Bardas et crul reconnaître en lui, disent les chroniqueurs. le successeur de son fils, l'homme prédit à Théophile — que ces simples et stupéfiantes paroles qui dépeignent celui qui les prononce : « Vous augurez mal de cet homme, ma mère; c'est un simple et un ignorant ἰδιώτης καὶ πανὺ ages. mais il est d'une force prodigieuse ὅν»
Quoiqu'il en soit de ces histoires de chroniqueurs, un fait paraît se dégager pourtant avec certitude : c'est que. d'une part, Basile sut prendre assez vite un ascendant de plus en plus considérable sur l'Empereur et que de l'autre, Bardas, dès l'origine manifesla à son égard les sentiments peu tendres que le temps ne devait guère modifier #.
Tandis done que Basile, dans ses obscures fonctions, préparail sa fortune à venir et s’attachait à l'Empereur, l'accompagnant, comme c'était sa fonction, dans 505 plaisirs du cirque et souriant, en y prèlant la main, à ses honteuses passions ὅς, Bardas gouvernait en son nom propre l'Empire byzantin. Fatale dualité qui allait admirablement servir le rusé Macédonien !
Le premier soin de Bardas fut, naturellement, de se débarrasser
Lil. Basil., ch. x1v, 248.
Ibid.
Fil. Basil., ch. xv, 249 : Léon Gramm., 1068, Vit. Basil., ch. x1v, 248.
Voir plus bas, ch. παι.
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de sa sœur l'Impératrice et de ses nièces, ses filles, en les envoyant en exil, au monastère de Karianos d'abord, puis ensuite à Gastria {. Malheureusement pour lui, les choses n'alèrent pas sans difficultés et, pour ne pas sc rendre même peut-être exactement compte de la portée de ses actes. il semait imprudemment, dès son arrivée au pouvoir, les germes d'une querelle qui devait rapidement détruire son œuvre, sa personne et sa famille. Bardas, en effet, arrivait au gouvernement précédé d'une détestable réputation : on l'accusait de relations coupables avec sa belle-fille Eudocie?. Si la chose n'avait pas été très publique et -très certaine, l'Eglise n'eût probablement pas osé donner. par son intervention, à un simple bruit la réalité d'un fait ; mais la chose parut assez sérieuse au patriarche Ignace, pour qu'il tentät d'abord un avertissement, puis à l'Epiphanie 858 qu'il se résolut à frapper un grand coup-en interdisant à Bardas la réception de l'Eucharistie®. Ce fut là, comme le dit Nicctas David, « le commencement des scandales et l'origine du trouble de l'Eglise. » Profitant de cet affront qui pouvait menacer jusqu'à son pouvoir dans une société telle que celle de Byzance, il résolut de se venger en obligeant le Patriarche à faire lui-même ce que. sans celte heureuse circonstance, il n'aurait su comment faire, c'est-à-dire à tondre l'Impératrice et ses filles de ses propres mains ΟἹ à leur ouvrir ainsi par la force les portes du couvent. Bien entendu, Ignace refusa de concourir à un acte que condamnaient et les canons ecclésiastiques et son loyalisime el sa reconnaissance. Il se retrancha derrière le serment qu'il avait prêté à Théodora lorsqu'elle l'appela à gouverner l'Eglise et attendit tranquillement Fheure du châtiment. ne se fit pas longtemps allendre. Le 23 novembre 8585 il
1. ΤΠ Jgnal., 505; Léon Gramm., 1069: Sym. Mag., ch. xin, 520.
2. 1bid., 504; Theoph. Contin., Vit. Mieh., xxx, 208 τ Sym. Mag., ch. ΧΧΎ ΤΙ, p. 728. Cf. ἘΠῚ S. Euslal., 380, 33.