‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 67 sur 354 · Vi. S. Theoph., p. 49, τ. Cedren · texte numérisé non relu

Vi. S. Theoph., p. 49, τ. Cedren

cadeau à son impérial ami sa sœur, Théclat. Au soir du 23 septembre, Eudocie était encore à Saint-Mamas auprès de l'Empereur. Aussi Basile qui avait tout toléré l'envoya-t-il solennellement chercher le lendemain du crime pour l'introduire dans le palais impérial comme basilissa souveraine. C'est là, désormais, qu'elle vécut, entourée de sa cour, peut-être aussi légère qu'autrefois ?, tandis que la femme de Michel était renvoyée chez ses parents ὃ, Eudocie Ingerina mourut peu après le mariage de son fils Léon, c'est-à-dire vers 882 ".

Une seconde question se pose maintenant. C'est celle des enfants. Tous les chroniqueurs, amis ou ennemis, disent qu'au moment de son avènement, Basile avait deux fils : Constantin et Léon 5. Or, qu'étaient ces enfants? De qui étaient-ils réellement fils ? | '

Constantin était le plus âgé des deux. Nature généreuse et vaillante, probablement doué d'une belle intelligence, il promettait de marcher sur les traces de son pèref qui l'aimait à l'exclusion de tous autres. 1 ne larda pas à l'associer à l'Empire, aux environs de 870 7, à l'emmener avec lui dans ses campagnes militaires et à rêver pour lui le plus brillant avenir. C'est dans l'espérance d'une union entre ce fils et Irmengard que les légats de Louis IT vinrent à Byzance en 869$ et c'est lui que son père voulut avoir pour compagnon en 877 dans sa guerre contre Germanikia. Malheureusement la mort vint le frapper vers la fin de 879 alors qu'il était dans toute la fleur de la jeunesse : « ἐν τῇ ἀχμῆ τῆς νεότητος © » laissant son père inconsolable, prêt à toutes les folies, jusqu'à faire construire une église qui porta son nom !.

De ces quelques maigres renseignements, nous pouvons conjecturer que Constantin naquit aux environs de 859, peut-être plus tôt encore, car en admettant que pour l'historiographe

1. Sym. Mag., x1, 537: Léon Gramm., 1076, Cf. Rambaud, p. 154 et note. 2. Sym. Mag., xu, 763. Léon Grammi,, 1089.

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