‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 83 sur 354 · Léon Gramm · texte numérisé non relu

Léon Gramm

Is avaient sous leurs ordres lous les officiers chargés du service de lable du Basileus, ceux probablement que les sceaux dési: wnent sous le nom de « δομέστιχοι τῆς ὑπουργίας | » Οἱ ces « ἐγγιστιάῤιοι» chargés de faire apporter sur la lable les immenses pièces d'argenterie que des hommes n'eussent pu apporter et qui faisaient l'admiration de Liutprand?. Au 1° siècle, nous connaissons le sceau du préfet de la table d'Eudocic. le protospathaire Nicétas que Basile, par jalousie, fit reléguer dans un couvent.

1) L'échanson (ὁ πιγχέρνης). Aux deux préfets de la lable, correspondaient les deux échkansons dont nous savons assez peu de choses, [ls jouaient, sans doute, le même rôle que nos grands échansons des cours franques et allemandes du Moyen- \ge.

5) L'artocline (ὁ ἀρτοκλίνγης, ὁ ἀρτιχλίνης). L'arlocline était un fonctionnaire qui semble d'après Philothée, artocline luimème, avoir eu pour charge spéciale le placement à table des convives οἱ l'office d'appeler. à leur tour. les dignitaires et fonctionnaires invités par le souverain ὅς À lui revenait le soin de connaître avec précision la fabelle des grades et le nom des personnages afin de montrer à chacun « de la main droite avec un geste adapté » la place qu'il devait occuper. L'artoceline pouvait être prolospathaire ὅν, fs étaient plusieurs fonclionnaires portant ce titre. À lui revenail en outre le droit de jeter aux factions à certaines fêtes les sacs de monnaies, les « ἀποχόμδιαι » que donnait le souverain 5.

6) Enfin venaient les fonctionnaires chargés des palais immpériaux. sorles de premiers grands portiers de la cour. Le papias (rarkas). Le Clélorologe en mentionne quatre : le papias du grand palais et son lieutenant. le deuléros ἢ le papias de la Magnaure : le papias de Daphné, Aux jours des cérémonies, chacun avait ses attribulions propres qu'il exerçail effecti vement. Le premier de tous ces portiers élail le papias du grand palais, chargé d'ouvrir el de fermer les portes donnant direclement sur la chambre à coucher de l'Empereur. I avait sous

. Sigillügr. p. Sos.

. Rciske, note 43, p. “δῆ, . Cerem., 1310.

. dbid,, το δι,

. Ibid., σῆς

St

ses ordres lous les services intérieurs du palais et les employés qui y étaient attachés comme les lampistes, les chauffeurs. etc. Le deutéros s'occupait spécialement des objets à l'usage de l'Empereur : ameublement, vestiaire, etc !. | Indépendamment de ces fonctionnaires en litre et de ces dignitaires auliques, l'Empereur avait auprès de lui quelques ministres chargés d'assurer au Palais certains services imporlants. Les trois principaux étaient le grand maître des cérémonies « ὁ τῆς καταστάσεως », le protospathaire des basiliques et le protostralor. Le premier était une sorte d'introducteur οἱ de chef du protocole. Il ne paraissait en fonction qu'à cerlaines solennités pour présenter au Basileus les premiers dignilaires de l'Empire. Le plus souvent c'étaient les préposites qui faisaient le service de chefs des cérémonies. Lui, du reste, élait un fonctionnaire de haut rang, ayant sa place dans la liste des soixante grands personnages de l'Empire, sans arriver cependant — en général du moins — au patriciat. Son titre le plus habituel était celui de protospathaire ?. Sous ses ordres un ministère était constitué. composé d'un personnel de dignilaires auliques remplissant à la Cour des emplois divers: Tes h\patoi, les vestitores, les silenciaires, les apoeparches. les synkletikai. On le voit. de son autorité relevaient tous les dignilaires de rang inférieur. ΠῚ est probable que tous les personnages de l'Empire qui portaient un de ces titres, venaient se ranger autour du chef de bureau dont ils relevaient. Leurs noms figuraient sur les registres correspondants à leur dignité ct'aux jours de cérémonies ou de service chaque chef avisail ceux qui devaient ou pouvaient être présents au palais. C'était sans doute dans ces bureaux que s'élaboraient les nombreux « Cérémoniaux » qui virent le jour à Byzance. comme c'était là que se règlaient la marche des fêtes, processions, entrées lriomphales. mariages et funérailles d'Empereurs, ete. el que se conservaient les traditions οἱ coutumes en usage à la Cour. Le protospathaire des basiliques (ὁ rourozralapros τῶν βασιλικῶν, était un ministre du mème genre : mais tandis que le maitre

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