‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 90 sur 354 · Vil. Basil., ch, Lxx vu, p · texte numérisé non relu

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libres qui vivaient sur leurs terres et à accaparer leurs biens οἱ leurs personnes quand ils ne pouvaient payer les redevances convenues. De ce fait, naturellement, les plus criants abus naissaient à l'envi et l'impôt ne pouvait plus rentrer au trésor qui s'appauvyrissait de jour en jour. Basile songea donc, comme le firent ses prédécesseurs et le feront ses successeurs, à régler cette situalion. Seulement, chose remarquable. il ne paraît pas en avoir voulu à l'organisation même de la féodalité. \ous ignorons, en vérité, s'il tint, une fois Empereur, sa parole de jeune homme : de donner à Daniélis la pleine possession des terres sur lesquelles elle habitait! ; mais en tous cas, il demeura toujours en termes non équivoques avec celte noble matrone qui lui céda, en bien propre, nombre de grandes propriétés 3, Lui-même semble, du reste, s'être assimilé parfois aux seigneurs féodaux et avoir agi comme eux tous. C'est ainsi, par exemple, qu'il décida que dorénavant les palais impériaux auraient leurs domaines et revenus propres, fruit de lagriculture et qu'ils devraient suflire à l'entretien de la table et des bâtiments impériaux*, C'étaient donc des terres avec leurs habitants que Basile incorporait à chaque nouvelle résidence qu'il construisait ou réparait et cela pour couvrir les frais généraux qui en résullaient. Sans doute, en publiant cette ordonnance, l'Empereur entendait alléger les impôts qui, de ce chef, pesaient sur les paysans et les pauvrest; sans doute encore il dut acquérir régulièrement ces domaines, s'il ne les possédait déjà. Cependant, le fait seul d'agir de la sorte ne couvre-t-il pas les pratiques, moins légales quant aux moyens. identiques quant aux résultats, des maisons féodales? Dans un cas comme dans l’autre, c'est toujours le grand seigneur qui augmente ses terriloires ἀπ" dépens de la pelile propriété. Aussi, le projet de Basile dans ses réformes financières et judiciaires, ne va-t-il nullement à combattre la classe des « δυνατοί » mais sculement, οἱ par délour, quelques-unes de leurs pratiques d'accaparement. Ce qu'il voulut simplement, c'est protéger le pauvre contre le riche, le faible contre le: puissant afin que l'injustice ne se puisse plus commettre. Cetle façon de faire

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