‹ Basile Ier [i.e. premier], empereur de Byzance (867-886)Chapitre 99 sur 354 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

6. 11 faut dire, cependant. que le plus souvent nous trouvons dans les lexles Le mot « ὄγμεύειν » Simplement pour indiquer la confiscation. En soi cela indiquerait plutôt que la confiscation élait faite au bénéfice du

plus, à croire que c'élail sur cetle cassette que se payaient — en partie du moins — les dépenses faites par l'Empereur pour l’embellissement et l'entretien du « culte impérial » c'est le département qui relevait du préfet du trésor privé οἱ qu'on appelait le bureau « τῶν ἐργοδοσίων. » Outre les notaires habituels chargés des comptes et des écritures, le préfet de 1᾿ εἰδικόν avait en effet sous ses ordres des officiers que le Clètorologe désigne sous le nom de chefs des ergodosia. ἄρχοντες τῶν ἐργοδοπίων ». Qu'étaient ces fonctionnaires ? Selon toute probabilité leurs attributions étaient doubles : ils devaient, d'une part, eommander et payer les objets nécessaires à l'Empereur ou demandés par lui aux fabriques impériales, aux « ergodosia » et d'autre part. recevoir les revenus que ces fabriques pouvaient fournir par la vente aux particuliers et aux étrangers de leurs produits divers. Des « £6%ouagto », des semainiers et des « μειζότερον » sortes de sous-chefs dont nous ne savons rien complétaient le ministère. Ils étaient peut-être chargés de l'inspection des fabriques et des revenus qu'elles rendaient ear la Loi ὃ du Code Justinien parle en ce sens de Dioecètes des ergostataria.

Les « Basiliques » de leur côté mentionnent la dignité de comte « τῶν ἰδικῶν » magistrat qui paraît être en relation avec cerlains fonctionnaires de province auxquels il impose des amendes en cas de faute !,

Deux autres bureaux rentrent enfin dans la catégorie des ministères d'ordre financier. Ce sont ceux des deux curateurs, successeurs de l'« acrarium privalum » chargés de la fortune privée de l'Empereur, Le premier, le grand curateur « ὁ μέγας χουράτωρ » était, comme lous ses pairs, les ministres en titre des autres bureaux, un puissant personnage, possesseur des mêmes distinctions que le sacellaire ou le logothète. La surveillance et le soin du palais, des propriétés privées de l'Empereur et, d'une façon générale, l'administration matérielle des biens impériaux rentrait dans ses attributions. ἃ litre beaucoup plus

direct que le préfet « τοῦ εἰδιχοῦ » le grand curateur était, en

trésor public; mais on comprendrait mal ce désintéressement de la part des Empereurs qui avaient leur fortune privée à soigner comme la facilité avec laquelle ils confisquaient les biens de leurs proches et de leurs amis si, précisément, dans la pratique les deux trésors ne faisaient pas qu'un.

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