‹ Basiliques et églises de RomeChapitre 138 sur 325 · Lûc, cit^t p · texte numérisé non relu

Lûc, cit^t p

religieuses, même non reconnues légalement, peuvent posséder sous le nom d'un simple particulier. Si l'Église eût voulu, au III^ siècle, user de ce procédé, rien sans doute dans le droit romain ne s'y opposait.

Quelle que soit l'explication que l'on adopte, le fait de la propriété collective des cimetières chrétiens n'est pas douteux. Ceux de l'Église romaine furent, vers le milieu du III^ siècle, rattachés chacun à un titre ('). Le Liber pontificalis^ dans la biographie du pape Corneille, indique qu'il y avait alors 25 titres, comme il y avait 25 cimetières communs. Chaque cimetière dépendait du titre le plus rapproché, ainsi que l'indiquent les inscriptions sépulcrales du IV® siècle qui y ont été relevées. Ainsi le cimetière de Domitille se rattachait au titre de Fasciola, aujourd'hui SSts-Nérée et Achillée : les inscriptions font en effet mention de plusieurs membres du clergé DE FASCIOLA ; — ceux de la voie Nomentane, au titre de Vestine, aujourd'hui St- Vital ; — ceux de la voie Tiburtine au < titulus Praxedis > et à celui de St-Clément ; — celui de la voie Labicane (SSts-Pierre et Marcellin) au « dominîcum » ou titre de St-Eusèbe, ainsi que l'indique un « graffito > de ce cimetière :

OLYMPI

LECTORIS DE

D EVSEBI

LOCVS EST

Le cimetière de Calixte dépendait directement du pape ; les inscriptions mentionnent qu'il fallait son autorisation pour y faire des travaux. Il pouvait donc se rattacher au < titulus Pastoris » (Ste-Pudentienne), peut-être le titre de l'évêque de Rome. L'organisation de ces titres est certainement antérieure à l'époque de la paix; elle subit dans la suite diverses modifications.

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