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LES TOMBEAUX DE MARTYRS

itinéraires étaient assez restreint$. Dans le9^ galeries où ils sont passés, ils ont écrit à la pointe leurs noms, et plus, d*une fois le nom du martyr local, suivi d'invocations, comme celles-ci : ^ In ihente habeas in orationibus tuis >, — i In ipente habete >, etc. Les prêtres qui avaient célébré dans la crypte y laissaient souvent aussi leur nom et leur titre. Il faut distinguer ces € graffiti > des pèlerins de ceux qui ont été tracés sur les € loculi > au jour de la déppsition ; ces derniers sont plus anciens et remontent ju3qu-au III"^, même jusqu'au II' siècle.

Les peintures fournissent aussi des indications très précieuses. Celles des arcosoles et des chapelles privées sont antérieures au V' siècle ; car après cette époque on cessa d'enterrer dans les catacombes. Les tombeaux des martyrs furent, au contraire, de plus en plus décorés. Quand on trouve dans une catacombe des peintures postérieures au V' siècle, on est donc en présence d'un l{eu vénéré. C'est ainsi qu'on voit des peintures byzantines dans la crypté de Ste-Cécile : du VI* siècle^ un portrait de la sainte en impératrice byzantine; du VII®, l'image du Sauveur. Delà même époque sont les peintures de la chapelle de S. Corneille. Au cimetière de Pontien, les images du Sauveur, des SS. Abdon et Sennen, des SS. Pygmenius-et Milix, présentent aussi les caractères c^e l'art byzantin du VP siècle. A St-Valentin, des traces d'une peinture byzantine ont également fait retrouver un sanctuaire célèbre, la chapelle même du saint éponyme du liéUj auparavant tout encombrée de constructions d'une époque postérieure.

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