‹ Basiliques et églises de RomeChapitre 161 sur 325 · I. An. 217. — Cf. de Rossi, Inscript., t. I. p · texte numérisé non relu

I. An. 217. — Cf. de Rossi, Inscript., t. I. p

158 ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.

païens de consolations ni d'espérances. Les chrétiens au contraire, au moins dans les inscriptions qui ne sont pas les plus anciennes, inscrivent ces dates pour en célébrer l'anniversaire.

Un autre indice probable de paganisme est la présence simultanée des trois noms, f praenomen >, < gentilitium > et € cognomen >. Les inscriptions chrétiennes ne citent pas ordinairement le € praenomen > ; quand elles portent les trois noms, c'est un signe qu'elles remontent à une haute antiquité.

Les inscriptions grecques sont en général plus anciennes que les inscriptions latines. Un nombre considérable d'inscriptions grecques dans une région cimitériale fait donc connaître approximativement l'époque de son développement. On n'en trouve à peu près plus à partir du V^ siècle.

Parmi les inscriptions romaines primitives, M. de Rossi a pu déterminer deux types paléographiques: le type Priscillien, inscriptions rouges tracées au pinceau comme à Pompéi ; et le type Ostrien, inscriptions gravées sur marbre. Le Musée de Latran renferme des exemples de ces deux types. y Les inscriptions chrétiennes les plus anciennes sont les plus simples. Elles donnent seulement les noms, quelque épithète, quelque acclamation : FiLlO DVLCISSIMO, — Pax TECVM, — In pace, — In Deo. Un peu plus tard, elles mentionnent la date de la sépulture : DEP, D, DEPOS, DEPOSITVS, DEPOSITIO, KATA0€ CIC, KAT, puis le jour du mois avec l'indication usuelle du calendrier romain, NON, KAL, ID. L'épisema 7 ou t| représente le ^ nombre 6 ; nous en connaissons la valeur par une inscription fort grossière que rapporte Marangoni (^) :

ELIA . EBENTIA • FACET • SIPTIMIO

FAVSTINO • COIVGI MEO • QVI FE

CIT . MECV . MIESES • 7III • IN ILLVS - ME

SES NOBE . IRINTA • DIEBVS SANVS - AV

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