T.IC
(Cim. de Prétextât. — Mus. Lat., XIX, y.J
Le monogramme y^ formé des lettres XP (Xpi(jTo<;) est
appelé monogramme Constantinien,en souvenir du Labarum. Ce n'est pas qu'il fût inconnu auparavant, car il n'est pas d'origine exclusivement chrétienne : depuis longtemps
on employait l'abréviation "sb^, elle figure même sur des
monnaies grecques.Toutefois on n'a pas retrouvé une inscription sûrement datée antérieure à Constantin, contenant ce monogramme isolé. On a bien un fragment de marbre, du cimetière d'Hermès, portant le monogramme et la date consulaire GAL COS, qui pourrait se lire (FAVSTO ET) GAL (LO) COS (298). Mais la leçon également plausible GAL (LICANO) COS nous reporte à l'époque de Constantin (317 ou 330). Dans les textes plus anciens, le monogramme n'est pas employé d'ordinaire comme symbole isolé, mais seulement comme «compendium scripturae ».Ainsi figure-t-il dans l'inscription grecque de l'hypogée des Acilii : COI AOSA. 6N ^. A partir de Constantin, il se présente sous différentes
formes. Celle du Labarum y^ subsiste jusqu'à la fin du
IV® siècle. Elle devient ensuite ,y et ►p. On donne à
cette dernière forme le nom de « croix monogrammatique. >
La « crux gammata » 3J a été usitée à toutes les époques.
On trouve aussi Ijtt ; et enfin, au V* siècle, la croix symbole caractéristique du triomphe définitif de la foi J^,
LVCILLA IN PAGE
(Cim. de Cyriaque. — Mus. Lat., XlVtjo.J
l66 ÉLÉMENTS D ARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.