XXII INTRODUCTION
puis par les frères Ballerînî dans leur édition des œuvres de S. Léon (»), et par Muratorî dans sa Liturgia romana vêtus {\T\%\ d'après un manuscrit du VII* siècle appartenant à la bibliothèque du chapitre de Vérone. C'est un recueil de formules liturgiques, compilé par un particulier qui aura eu à sa disposition plusieurs livres officiels en usage dans les différentes basiliques de Rome. Les formules sont d'époques très diverses : quelques-unes peuvent remonter au IV* siècle, d'autres paraissent contemporaines du pape Vigile. Dans l'ensemble, elles s'accordent bien avec l'époque et le style de S. Léon V\ ce qui explique le nom donné à cette compilation. Le nombre et la précision des indications topographiques ne laissent aucun doute sur l'origine romaine du recueil (2).
Le Sacramentaire gélasien (3) représente l'ordre liturgique adopté en France du VI*' au VII I*^ siècle par un bon nombre d'églises désireuses de se conformer à l'usage romain. Jean Diacre C^) et d'autres témoins du IX« siècle le font remonter au pape Gélase. La plus ancienne copie est le ms. 316 du fonds de la Reine, au Vatican, qui a été publié par Tomasi dans ses Codices Sacramentorum (1680) et par Muratorî dans le tome I de la Liturgia Romana vêtus (1748). Il ne faut plus chercher ici d'indications topographiques, on n'y trouverait même pas le nom d'une seule basilique de Rome : les formules romaines ont visiblement été adaptées aux usages d'un pays étranger.
Du Sacramentaire grégorien (^) nous ne connaissons pas le texte primitif, mais seulement celui qui était employé au temps du pape Hadrien I^"^ ; encore deux manuscrits à peine