‹ Basiliques et églises de RomeChapitre 208 sur 325 · J TRISTIS / PROMISIT · texte numérisé non relu

J TRISTIS / PROMISIT

CAELIDONIVS HIC D MIT • QVI BIXIT • ANIVIS XXV MES • Vin -DIAES XVIIII • LOCA QVAE • IPSE . CLVSIT

(Cim. de St-Paul. — A/. Z., XX/, 20.)

(M. Z., XVir, 41,)

Enfin il faut signaler,en dehors de Rome,certaines formules locales fréquemment usitées. A Ostîe : HIC DORMIT. A Bolsena: FAX TIBI CVM SANCTIS (souvent abrégé: C • S •)• Dans ritalie septentrionale: CONTRA VOTVM POSVIT (à regret). En Germanie : IN HOC TITVLO REQVIESCIT FELICITER. — TITVLVM FOSVIT.

Dans la 11^ Belgique : FECIT DIES. A Vienne, en France : SVRRECTVRVS IN CRISTO. A Lyon : VIXIT IN FACE.

'YRMI DVLCIS ANIMA SANCTI

(Sarcophage. — M, Z.)

Cl)apttre l)uttièmc.

LES INSCRIPTIONS GRECQUES

LES inscriptions grecques sont généralement plus an- ^ ciennes que les inscriptions latines. On en trouve beaucoup pendant les deux premiers siècles; à partir du III^ leur nombre va sans cesse diminuant.

Dans les inscriptions des catacombes, on lit souvent le mot KA.TA66CIC («déposition), et les expressions : GN eiPHNH, GNeAAe KlTe, eN eiPHNH KOIMHCIC, eN eiPHNH KOIMHCIC COY, ATTOV, AïTHC (« In pace, Hic jacet, In pace dormitio tua, dormitio ejus »). La dernière formule se rencontre surtout dans les inscriptions juives.

L'âge du défunt est indiqué par la formule eZHCG GTH

CTEa>ANIN EZHCEN ETH {aHNGC • A .

IBCJPAC • I •

HjxePAC AixeNOTA

TU) MÂKAPIU) HAÏAU) HAYAAAOC ÂAeAa>OC

(Mus, Kircher.)

(Mus, VaL)

TU) rAÏKYTATU) TU) KVPIAKU) OH^ONIC EN EIPHNH

(Mus. Vat.)

HeTPOC • C •

% epeHTOc V

^sju^

^^^ TA • r . K . Y . T . A •

^^ TOC . eN eeu) v

(Mus. Vac.J

222 ÉLÉMENTS d' ARCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

Les qualificatifs MAKAPIOC et surtout rAÏKlTATOC sont fréquents. L'expression TPCnTOC , TPe»l^\MENOC , traduit le latin « Alumnus ». Une formule assez commune est celle de MNIIMHC XAPIN, « en souvenir ».

lOVCTeiNU CTMBIU) AeiMNHCÏU) ePMlIC MNHMHC XAPIN

(Mus. Vat.)

AMIVUANLU TU) AAeAa>a) MGNeKAHG MNHMHC ENeKeN

(Mus. Vat.)

eN IPHNH

ikoimhcic Inphcimoc

iCeKOTMlHC

IKA • <ï>IACOTA rAYKÏïATU)

AAeAa>u) eeoALjpu) ziomgn EN eeu) tcr^-^?

(St-Hermès.)

(Cim. de Priscille.)

HATHP TtoN HANTUN • OTC • enOIHŒC • K n.\PeAABHC • eiPHNHN . ZOHN • K • MAPKeAAON

COI AOÎA • GN \^

(Cim. de Priscille.)

LES INSCRIPTIONS GRECQUES

La formule OYAEIC ABANATOC (« Nemo inmortalis»), fréquente sur les monuments païens, se rencontre quelquefois sur les inscriptions chrétiennes.

eAPOIACKMe OYAIC AOA NATOC

(Mus. Val.)

On a déjà pu remarquer qu'il y a parfois des inscriptions latines écrites en lettres grecques, et réciproquement des inscriptions grecques en caractères latins.

Ces quelques observations générales seront complétées par les inscriptions que le lecteur trouvera dans la description détaillée des Catacombes. Plusieurs inscriptions grecques chrétiennes ont été publiées dans le Corpus inscriptio7iu7n graecarum ; plus récemment on a décidé de les grouper à part et de former un Corpus inscriptionum graecarum christianarunty recueil très utile que le monde savant attend avec une légitime impatience.

LES INSCRIPTIONS HISTORIQUES

LES inscriptions historiques forment dans Tépigraphie chrétienne un groupe très important. Celles qui ont pour auteur S. Damase méritent d'être étudiées à part ; nous commencerons par elles, et nous parlerons ensuite des inscriptions postérieures.

§ I. Inscriptions damasiennes (').

Saint Damase naquit au commencement du IV« siècle, sous la persécution de Dioclétien. Il mourut en 384. Or S. Jérôme (2) nous dit : € Prope octogenarius sub Theodosio principe mortuus est. » C'est donc à l'année 304 environ qu'il faut rapporter la date de sa naissance. Le Liber pontificalis^ Baron ius, Ciaconio, Ferez, le font naître en Espagne, Sa famille était en effet d'origine espagnole ou portugaise. Mais lui-même était Romain, comme l'ont reconnu Tillemont et Merenda. Son père faisait partie du clergé attaché aux archives de l'Eglise romaine près du théâtre de Pompée, et remplit successivement les fonctions de greffier, de lecteur, de diacre, de prêtre :

Hic Pater, excepter, lector, levita, sacerdos... (^).

Damase exerça les mêmes charges. Il semble qu'il ait été de l'opposition sous le pape Libère. Quand, à la mort de Libère, lui-même fut élevé au souverain pontificat, un antipape, Ursin, lui fut opposé. Mais Damase triompha du schisme, et fut dès lors tout dévoué au culte des martyrs, attribuant à leur intervention la fin des divisions qui avaient attristé l'Église :

I. Cf. de Rossi, Bullettino di archeol. crist., passim, spécialement 1884, p. 8-31 ; — Rom. sott., t. I, p. 118-122; — Patrol. lai., t. XIII ; — Max. Ihm, Damasiepigrammata , Leipzig, 1895.

V y 2, De scriptoribus eccUs., cm. {P. Z,., t. XXIII, col. 701).

3. Carm. XXXV {P. L., t. XIII, col. 409). — Les «exceptores> étaient, dans l'Eglise primitive, des notaires chargés de recueillir les actes des martyrs et les délibérations des assemblées ecclésiastiques.

LES INSCRIPTIONS DAMASIENNES. 225

Pro reditu cleri Christo praestanle triumphans Martyribus sanctis reddit sua vota sacerdos (^).

Dans leur ardeur à protester contre le schisme, ses partisans déclaraient qu'il était né pape : € Natus qui antîstes sedîs Apostolicae » (2).

S. Damase déploya un grand zèle pour la conservation, rembellissement et la restauration des tombeaux des martyrs. Il les fit rechercher, les dégagea des décombres, élargit les galeries importantes, agrandit les lucernaires, en ouvrit de nouveaux, construisit des escaliers, etc. On pourrait presque l'appeler le premier archéologue chrétien. Il fut aussi le poète des martyrs, poète élégant, au jugement de S.Jérôme : « Elegans in versibus scribendis » (3), historien consciencieux, qui cite ses témoignages :

Percussor retulit Daniaso mibi cum puer essem {*)

Fama refert (s),

et ne craint pas de faire des réserves sur les événements dont il ne connaît pas avec certitude Tauthenticité :

Haec audita refert Damasus, probat omnia Cbristus (^).

Il dut faire des recherches historiques, que lui facilitait d'ailleurs son expérience des archives de l'Église, et prit soin de recueillir ce qu'on savait des martyrs (7);

Son ouvrage £>e Virgmitate est perdu. Nous ne possédons même pas toutes ses poésies. Les anciens recueils épigraphiques nous ont conservé le texte d'environ 40 inscriptions, qui ont été publiées par Rivinus (XVII^ siècle), Fabricius, Ubaldini (1630), Sarazani (1671), Merenda (8), Mîgne et dernièrement par M. Ihm. Elles sont en vers hexamètres ; les règles prosodiques n'y sont pas toujours rigoureusement

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