ApoL, I, 65, 67 {P. G., t. VI, col
7zxiù[K0LxaL 'jfjLwv, 07C(i)ç xaOapà Tj Qudia 'J[jlwv t) (XIV, l). Les prières eucharistiques devaient donc être récitées après Tagape : c'est l'îndice d'une haute antiquité ; car Tusage de célébrer Tagape liturgique (^) en même temps que TEucharistie, usage auquel S. Paul fait allusion (2), était tombé en désuétude au II® siècle. En effet, la lettre de Pline à Trajan parle de deux réunions différentes que les chrétiens faisaient chaque dimanche, et dont Tune avait pour but de prendre le repas en commun (3). S. Ignace d'Antioche dit que TEucharistie pouvait être célébrée en Tabsence de Tévêque, non Tagape : « Valida Eucharistîa habeatur illa, quae sub episcopo peragitur, vel sub eo cuî ipse concesserit... Non licet sine episcopo neque baptizare neque agapen celebrare. » (4) On sent la même distinction dans la F® Apologie de SJustin.Donc vers l'an 1 10, dans plusieurs Églises au moins, l'Eucharistie était séparée de l'agape. Donc la AiôayTj est tout au plus de la fin du I®^ siècle. La hiérarchie ecclésiastique n'était pas encore très développée ; on parle seulement de l'évêque, des .diacres, et de ceux qui prophétisaient.
La célèbre Apologie de S. Justin fournit une description plus complète de la liturgie eucharistique telle qu'elle se pratiquait vers 155 (5). L'Eucharistie est appelée la nourriture céleste du corps de Jésus-Christ. Il est question du mélange de vin et d'eau, le x£pao-[Aa. S. Justin parle de la consécration à peu près dans les mêmes termes que S. Paul ; la loi du secret devait être un peu relâchée dans les périodes de tranquillité. Les prières qui précèdent et suivent la communion sont mentionnées, ainsi que le baiser de paix. La communion ne l'est pas, mais elle est rappelée dans d'autres documents,
1. L'agape funéraire, qui est une institution toute différente, se maintint jusqu'au IV* siècle et même au V^