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LES IMAGES DE LA T. STE VIERGE

Au-dessus on aperçoit une étoile. Elle fait penser que le prophète était Isate, qui a annoncé la lumière divine ; peut-être aussi est-ce Michée. On ne peut supposer que cette scène représente une mère quelconque. D'abord les scènes domestiques sont très rares dans l'ancien art chrétien. Puis il faut remarquer que dans la décoration de ce tombeau tout est symbolique. L'Âge de cette peinture a été fixé aux premières années du II'' siècle. Elleest d'un style classique, comparable à celui des peintures de Pompéi. Ce jugement a été accepté même par des critiques hétérodoxes. Du reste cette chapelle se trouve dans la partie la plus ancienne du cimetière, non loin des inscriptions rouges. Des fouilles récentes ont fait

reconnaître, au-dessous du niveau actuel, des tombeaux postérieurs, et néanmoins très anciens, ce qui oblige à reculer très loin la partie supérieure. On voit, après cela, combien est sûrement informé certain ouvrage anglais qui attribue cette Madone au VI« siècle.

On trouve aussi dans la Chapelle grecque une scène de l'Epiphanie, la plus antique qui soit connue. Elle est malheureusement recouverte par une stratification calcaire.

Une autre peinture du même cimetière représente une orante entre deux scènes, dont l'une parait être la véture d'une vierge consacrée,et l'autre un groupe de la T. Ste Vierge et de l'Enfant Jésus. On a élevé quelques doutes sur l'înter-

Cimetière DE DOMITILLE. — Une peinture du III^ siècle, placée sur la paroi d'une galerie, représente l'Epiphanie. La Vierge est voilée, assise sur une chaise ; elle tient l'enfant Jésus sur ses genoux, et les Mages sont au nombre de quatre.

Cimetière des SSts-Pierre et Marcellin. — Dans

une scène de l'Epiphanie (commencement du IV* siècle), on ne voit que deux mages ; la Vierge, ordinairement voilée, a ici la tête nue. Le voile, signe distinctif des matrones romaines, était aussi donné aux vierges consacrées, épouses de l'Agneau

beau sont figurés par les deux orantes qui entourent le personnage principal et le regardent. Ce type nouveau de la T. Ste Vierge ne reste pas isolé. Il est continué aux IV*, V=, VI« siècles, jusqu'au moyen âge ; on le conserve encore dans les images de type byzantin, qui sont très communes en Russie et en Orient,

Cimetière de St-Valentin. — Il possédait une image de la T. Ste Vierge, du VU" siècle, avec l'inscription : SCA DEI GENETRIX. Il n'en reste que quelques traces. Le type était celui delà Vierge du cimetière Ostrien (»).

320 ÉLÉMENTS D'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.

Pour bien comprendre la portée de ces images, contre lesquelles les protestants, M. Roller en particulier, ont soulevé des objections plus spécieuses que solides, il faut se rappeler que les Saints, les martyrs, étaient représentés sur les premiers monuments des Catacombes comme les avocats des ■Âmes (■). La T, Ste Vierge est l'avocate par excellence, < ad-

-vocata», ainsi que l'appelle dès le II" siècle S. Irénéè (*), Aussi l'a-t-on toujours représentée à la place d'honneur, assise sur une chaise, et sur une chaise voilée, symbole delà puissance, mén>e de la divinité. Elle n'est pas là Seulement comme un

r. Cf. Sufr.. p. 183.

a. Ado. harii.. v, 17 (P. G., i. Vil, co). 1175).

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