XXX INTRODUCTION
du czar Alexandre II que ce manuscrit lui fût envoyé à Rome ('). Il y a trouvé de précieux renseignements relatifs au martyre de S. Hippolyte et à Torthodoxie du pape Libère, deux points d'histoire fort embrouillés, sur lesquels la pleine lumière est encore loin d'être faite.
Citons aussi les collections générales de St-Gall, de Verdun, de Wiirtzbourg, de Klosterneubourg, de Gôttwei, qui réunissent des inscriptions de Rome, de Ravenne et de Milan, de France et de Suisse ; la collection locale de Tours, insérée dans la Sylloges de Klosterneubourg ; celles de Milan, de Pavie, de Verceil,de Noie. A Rome, le chanoine Pietro Mallio fit au XV« siècle un recueil des inscriptions de l'ancienne basilique de St-Pierre.
L'étude de ces manuscrits exige certaines connaissances paléographiques. Les caractères sont de quatre sortes : i® le caractère oncial (IV*, V*, VI* siècles), grand, assez rapproché des caractères épigraphiques, et à cause de cela assez facile à lire ; on ne le rencontre, avant le IV* siècle, que dans quelques papyrus gréco-égyptiens ou romains ; le célèbre Codex Vaticanus de la Bible, qui est écrit en onciales, doit être de l'époque de Constantin ; — 2° le caractère lombard (VII*-X* siècle), aux formes arrondies, aux abréviations fréquentes ;— 3^ le c^vdiCthxe gothique (XIII*-XIV« s.) ; — 4° le caractère de la Renaissance, Les deux premiers genres de caractères sont le plus fréquemment employés dans les documents que nous avons cités. On peut les étudier dans Mabillon, De re diplomatica ; Maffei, Historia diplomatica ; Marini, Papiri diplomatici (fac-similé très bien faits). On fera un exercice plus utile et plus pratique à l'aide des publications modernes : celle de la Société paléographique de Londres, qui reproduit les manuscrits les plus importants de Rome ; l'Atlas de M. Châtelain, Paléographie des classiques latins ; \^ publication italienne (avec fac-similé) du prof Monaci.
Les manuscrits gothiques intéressants pour l'archéologue
I. Cf. de Rossi, BulletiinOt 1881, p. 5-25, 26-55 î — 1890. P» 123-140.