INTRODUCTION DU CHRISTIANISME A ROME. I I
Heu OÙ est creusée cette catacombe. M. Allard (ï) suppose que Tapôtre habita dans les environs de la Porta Collîna, qui était rapprochée du cimetière Ostrîen.
On peut voir encore un témoignage en faveur de la venue de S. Pierre dans les nombreux objets, peintures, sculptures, verres dorés, sarcophages, qui offrent son image, souvent avec son nom : PETRVS. Il est à remarquer que fréquemment les sarcophages représentent S. Pierre emprisonné. « Abiit in alium locum, » disent les Actes if) après le récit de sa délivrance : cet autre lieu ne serait-il pas Rome ?
A côté de ces souvenirs authentiques, il y en a d'autres qui ne le sont pas ou qui ne le sont que partiellement.
La tradition de la prison Mamertine n*a contre elle aucun argument positif. Elle apparaît pour la première fois dans les Actes des SS, Procès et Martinien, qui ne sont pas antérieurs au VI* siècle. A ce qu'elle renferme d'historique, le moyen âge a certainement ajouté beaucoup de légendes populaires.
Une opinion absolument à rejeter est celle qui place le martyre de S. Pierre sur le Janicule. C'est d'ailleurs une opinion qui n'a commencé qu'au moyen âge. La vraie tradition romaine est en faveur du Vatican. Les ^^r/^j de S. Pierre, qui sont anciens, quoiqu'ils ne datent pas des premiers siècles, disent qu'il fut crucifié près de robélisque,dans le cirque de Néron (3); et précisément, suivant quelques autres documents € inter duas metas >, entre les deux bornes du cirque. Et dans l'ancienne basilique de S.-Pierre, il y avait, suivant Giulio Ercolano (4), une chapelle dédiée au crucifiement de S. Pierre, dont le souvenir est en quelque sorte perpétué par la mosaïque moderne qui orne la chapelle actuelle des SS. Simon et Jude, lieu probable du martyre (5).