‹ Basiliques et églises de RomeChapitre 53 sur 325 · I ad Cor,, c. v (/*. G., t. I, col. 2«o · texte numérisé non relu

I ad Cor,, c. v (/*. G., t. I, col. 2«o

. 4. Cf. Duchesne, Les origines chrétiennes, c. Vli.

5. Nous avons, sur le martyre des Apôtres, plusieurs recueils d'Actes apocryphes, les Acta Lini, les Acta Marcelli. Il a existé des Actes primitifs contemporains des Apôtres ou à peu près. On peut penser que la Passio Pétri, citée par le célèbre Canon de Muraiori, a dû être le fond historique primitif d'où sont sortis tous ces récits légendaires. Une remarque analogue doit être faite sur S. Paul.

6. Le nombre des papes du I^"" siècle est incertain. On sait que les listes laissées par les anciens auteurs ne concordent pas. Cf. Duchesne, Les origines chrétiennes, c. XII ; — de Smedt, Dissertationes seleciae, t. I, p. 300-312.

Élém. d'archéol. chrét. a

ÉLÉMENTS d'archéologie CHRÉTIENNE.

III* siècle, lorsque TÉglise romaine eut un nouveau cimetière, celui de St-Calixte sur la voie Appienne. En creusant, au XVI I^ siècle, les fondations du baldaquin de la basilique moderne du Vatican, on a découvert plusieurs tombeaux. Sur Tun d'eux, ainsi que le rapporte un témoin oculaire, étaient tracées les syllabes LJNVS. Il est assez probable que cette inscription était celle du pape S. Lin. Ce nom est presque inconnu dans Tépigraphie païenne ; nous savons d'autre part que Lin fut le successeur de S. Pierre et qu'il a été enterré au Vatican près du Prince des Apôtres (i).

Le tombeau de S. Pierre resta sans doute visible jusqu'au IX® siècle. On dut le cacher au moment de l'invasion des Sarrasins, car il n'en est plus question à partir de cette époque. Urbain VIII l'a vu quand on a élevé l'autel moderne ; il crut y reconnaître la croix d'or placée sur le sarcophage par Constantin ; mais, au lieu de le dégager, il ordonna de le murer de nouveau. Le tombeau de S. Paul fut aussi visible jusqu'au IX® siècle. L'incendie de 1833 ne l'a pas atteint ; on peut encore apercevoir, sous le maître-autel, le couvercle du sarcophage et l'inscription constantinienne :

Z>s. APOSTOLO MART

Grégoire XVI eut la pensée d'ouvrir le sarcophage : l'exemple d'Urbain VIII l'en détourna.

Après l'an 67, la persécution dura encore une année

I. « Tametsi integritas cognominis a Turrigio traditi { LIN VS) justa dubitatione non careat, ei tamen fa vent indicia, quae suadent idem nomen sepulcro inscriptum eodem loco, saeculo IXo, lectum notatumque esse. » De Rossi, Inscript, christ.^ vol. II, p. i», p. 237. Cf. Bullettin., 1864, p. 50.

environ. Ni les Martyrologes ni les catacombes ne nous permettent d'en connaître toutes les victimes. On peut présumer qu'elles furent souvent réunies dans ces polyandres dont parle Prudence, où parfois on inscrivait le nombre des martyrs, sans y joindre les noms, « que Jésus-Christ seul connaît » (^).

Mais sous la pression même de la pitié populaire, les cruautés de Tan 64 ne s'étaient pas prolongées, les chrétiens se voyaient plutôt condamnés aux travaux publics nécessités par la transformation de la ville de Rome. Néron bâtit alors sa Maison dorée, qui s'étendit du Palatin à l'Esquilin. Il avait projeté de réunir ces deux collines à TAventin et au Vimînal, afin, disait-il, d'être logé comme un homme. Impuissants à empêcher ces folies, les Romains s'en vengeaient par des épîgrammes comme celle-ci :

Roma domus fiet : Veios migrate, Quîrites, Si non et Veios occupât ista domus (^).

Les ruines de la Maison dorée existent encore sur l'Esquilin, au-dessous de S. Pietro in Vincolî ; c'est de là que vient la statue du Laocoon.

Les grands travaux entrepris par Néron furent suspend us y après lui. Ses successeurs, plus modestes, se contentèrent / d'habiter le Palatin. La persécution cessa en 6g. Pendant 30 ans, sous Galba, Othon, Vitellius, Vespasien et Titus, les chrétiens de tout l'Empire furent en paix.

§ II. Persécution de Domitien.

Quelques écrivains supposent qu'il y eut une persécution sous Vespasien ; parmi les victimes qu'elle aurait faites, on nomme, sur des indications vagues et douteuses, S. Apollinaire de Ravenne. On s'appuie aussi sur l'inscription d'un

I. Perisieph., hymn. XI {P, L.» t. LX, col, 533). a. Suét., Nero, 31, 39.

certain Gaudentius, qui aurait été Tarchitecte du Colîsée et que Vespasien aurait fait mettre à mort (ï).

SIC PRSMIA S8RVAS VBSPASIANE DIRE PREMIATUS ES MORTE GAVDENTl L,BTARB

civÎTAS VBÎ GLORIB TVB AUTORÎ PROMISIT iSTE DAT KRlSTVS OMNÎA TÎBÎ

QVi ALiVM PARAVÏT THBATRV IN CKLO

Mais cette inscription, conservée dans la crypte de Téglise de Ste-Martine, est certainement fausse : tout le prouve, et la forme des caractères, et les signes de ponctuation, et le texte même. Les acclamations à l'empereur sont absolument inusitées dans les inscriptions authentiques. Il ne faut voir dans celle-ci qu'une falsification du XVI« ou du XVI I« siècle. On sait que le célèbre Pirro Ligorio se fit un jeu de fabriquer un grand nombre d'inscriptions, qui ont été réunies dans le Corpus inscriptionum latinarum et sont connues sous le nom de Pestis ligoriana. C'est sans doute à lui ou à quelqu'un de son école que doit être attribuée l'inscription de Ste-Martine. Aringhi et plusieurs autres auteurs l'ont crue

I. Le Colisée ou Amphithéâtre Flavien, commencé par Vespasien, fut continué par Titus et dédié solennellement en l'an 80. Trajan, Commode, Alexandre-Sévère, Éiagabale, y firent des embellissements ou des réparations. Deux inscriptions, placées près de l'entrée actuelle, rappellent les travaux qui y furent encore exécutés au Ve et au VI« siècle. Au moyen âge, il subit de grands ravages par suite des invasions Normandes, des guerres entre grandes familles romaines et des tremblements de terre. Il fut pendant plusieurs siècles exploité comme une carrière de pierres ; il aurait été encore plus dévasté, si Benoit XIV ne l'eût, comme le Panthéon et bien d'autres monuments, consacré par la religion. Des médailles anciennes nous donnent l'idée de ce qu'il était primitivement. Elles le représentent entre le portique des Thermes de Titus, la 4[ meta sudans » et la statue colossale de Néron sous les traits d'Apollon. L'aspect extérieur est celui d'une ellipse. Le mur offre, dans sa hauteur, trois ordres d'architecture, surmontés de l'attique. Au milieu de chaque arc était placée une statue; des écus de bronze formaient le couronnement. Les arcs étaient au nombre de 80, dont 47 se sont écroulés. A l'intérieur, on distingue 1' « arena > ou partie centrale, soutenue par des constructions de diverses époques ; le « podium >, réservé aux personnages distingués ; et les degrés, où prenaient place les autres spectateurs. Dans ces amphithéâtres on donnait deux sortes de spectacles : les combats de gladiateurs et les chasses de bêtes fauves. Beaucoup de chrétiens durent y être immolés, notamment ceux dont les Actes mentionnent le martyre « in theatro, in amphithéâtre, juxta simulacrum Solis ». Le nom de Colisée fait probablement allusion à la masse du monument. On connaît le mot attribué au Vén. Bède : < Quamdiu stat Colisaeus, stat et Roma ; quando cadet Colisaeus, cadet et Roma ; quando cadet Roma, cadet et mundus. » Excerpiiones Patrum, Collectanea {P. L., t. XCIV, coL 543). Cf. Marangoni, Dg//e memorie sacre e profane delt amfiteatro Flavio»

l'amphithéâtre flavien,

vraie; il est plus surprenant de trouver la même opinion dans quelques ouvrages récents (').

I, D'aulret Inscriplions apocryphes se ratlachenl à l'histoire des peraft:ulions ; ainsi l'inscription, rapponée par Pém (Histoire (TEipagiieJ, qui relate la desUiiclion du diristianisme sous Dioclétien : f Nomine cbrisiianonim ubique delelo... > Il Faul en dire autant de la suivanle, consacrée à la mémoired'un prétendu martyr :

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