I. TettuUito, Afial., XVI {P. L., t. I, col
3. Cf. Gairucci, Un crocifisio graffita da mana pag-iHa ntUa caia dti CtMri lul Palatine. 1856; — L. Visconli, Di ■■ hmovo grafils falatino relaliva al crisliano AltiiaiHtii», 187a
40 ÉLÉMENTS d'aRCHÉOLOGIE CHRÉTIENNE.
Toutefois nous n'avons pas de documents pour toutes les régions. Nous n'en avons presque aucun pour Rome, quoique cette ville ait certainement compté des martyrs. Le cimetière de Calixte s'est développé au temps de Septime-Sévère ; or la partie la plus importante est reliée à une carrière abandonnée, il semble qu'on ait cherché à lui donner une entrée secrète ; on peut voir dans ce fait une marque de l'inquiétude des esprits en face de la persécution.
Les documents les plus sûrs sont ceux qui concernent l'Afrique. L'Egypte eut sa martyre, Ste Potamienne. Nous connaissons la date précise de la persécution de Carthage, car Tertullien nomme le préfet sous lequel elle eut lieu : <L Doleamus necesse est, quod nuUa civitas impune latura sit sanguinis nostri effusionem, sicut et sub Hilariano praesîde, cum de areîs sepulturarum nostrarum acclamassent : Areae non sint (^). » Le mot f area » avait en Afrique une signification spéciale. A Rome il avait été facile de creuser des cimetières souterrains ; mais en beaucoup d'autres lieux, on n'avait pu que les construire à la surface du sol ; alors on les appelait « horti,hortuli», en Afrique « areae ».Une inscription de Césarée de Mauritanie rappelle que Evelpius, € cultor Verbi >, a donné une f area » à l'Église sainte, à 1' « Ecclesia fratrum (a)».
Les Actes de Ste Perpétue, relatifs à la même persécution, constituent un document authentique de la plus haute importance ; ils ont été publiés dans la collection de Ruînart et plusieurs fois à part.C'est une autobiographie de Ste Perpétue, écrite par elle jusqu'à la veille de sa mort. On avait pensé d'abord n'avoir que la traduction latine d'un texte grec ; mais il est prouvé que l'original avait bien été écrit en latin (3). D'après ces Actes, il y eut un grand nombre de martyrs, « multos fratres martyres >. La mention qu'ils font du théâtre, de la présence du gouverneur, indiquent que le drame s'est passé à Carthage même. Ils rapportent deux célèbres visions.