‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 157 sur 280 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

sans interruption majeure jusqu'à la grande faille de Côte-Chaude au Cluzel.

A la dixième couche succèdent, en descendant, k mèlres de schistes, un banc de grès de 9 mètres, 3"*,50 de schistes, une veine de houille crue, en deux bancs, de l'",20, puis, sous un nouveau banc schisteux de 6"",50, quatre veines de charbon, dont voici la coupe :

Houille 0",35

Nerf de grès 4 00

Houille 0 60

Ner& schisteux \ 4 60

Houille 0 40

Schiste 0 90

Houille 0 90

Cet ensemble doit correspondre à la onzième couche. On y a ouvert quelques trgivaux. Quant à la douzième, elle est représentée par la dernière veine du puits Sainle-Catheririej située vers la profondeur de 125 mètres. Elle coupe d'ailleurs le puits Ravel au niveau de 35 mètres. Sa puissance est de 0",90 à 1 mètre; le charbon est dur et quelque peu pierreux. Malgré cela, comme la couche fournit du gros, on l'a activement exploitée. Le charbon se vendait pour le chauffage domestique.

Au-dessous de la douzième, le groupe 13 à 46 est inconnu à la Porchère, ou à peine représenté, comme nous l'avons dit, par de faibles traces charbonneuses. Le puits Ravel a été foncé, au-dessous de la douzième, jusqu'à la profondeur de 361 mètres; on y a surtout rencontré des grès plus ou moins grossiers, entremêlés de quelques schistes. Or, comme la distance de la douzième à la treizième est en moyenne de 120 mètres et celle de la treizième à la quinzième de 190 mètres, le puits Ravel aurait dû les trouver l'une et l'autre, si elles existaient réellement dans ce district. On doit dire cependant qu'au niveau de 327 mètres le puits a traversé un amas brouillé, contenant des schistes et des grains de houille. Le grisou s'y fit sentir et l'eau y devint abondante; ce serait l'indice certain d'une faille et la preuve qu'une couche de houille fut coupée par cet accident. La couche

pourrait être la quinzième, qui est si régulière, comme on vient de le voir, dans la mine voisine de la Ghana ; et la faille serait celle du Furent^ qui doit en elTet traverser le puits Ravel entre 350 et &00 mètres de profondeur.

D'autre part, si Ton parcourt la surface du sol, à TOuest du puits RaveU on aperçoit bien des traces charbonneuses^ mais elles sont faibles. MM.Grand*Eury et Nan mentionnent, dans leur rapport sur la Porchère, une première veine de quelques centimètres auprès du domaine de THyassière et, au-dessous, deux autres veines au Nord de la ferme dite la Côte. Mais ce sont des traces insignifiantes, en sorte que le groupe 13 à 16 s*évanouit en tout cas, dans celte région, au voisinage des affleurements. On aura cependant à les rechercher plus tard, en profondeur, dans la concession de Villards, où elles existent certainement puisque la faille du Furens coupe la quinzième, à la mine de la Cihana, en demi-pente, sur un kilomètre de longueur, et que son allure y est régulière dans toute cette étendue. On ne peut guère admettre, en effet, qu'une couche, régulière et puissante au mur d'une faille, ne se poursuive pas, avec les mêmes caractères, au toit du rejet.

§ 203. — Entre les concessions de la Porchère et de la Ghana se trouve la mine de Yillards. Moins étendue que ses deux voisines, elle est pourtant plus importante par ses richesses houillères, car elle contient, dans la majeure partie de son étendue, outre les deux groupes 16 à 13 et 12 à 9, la partie haute de Tétage inférieur, c'est-à-dire la huitième couche avec ses satellites. On y exploite, en effet, cette couche, d'une façon active, depuis quarante ans. On creusa simultanément, vers 1838, les trois puits Beaunier^ Gallois et Ville fosse; on y ajouta plusieurs fendues et, en dernier lieu, le grand puits neuf de la Chana, lequel, quoique placé à la Ghana même, dessert, en réalité, l'aval pendage de la mine de Villards.

Les travaux de Villards sont bordés, au Nord-Est, par la faille du Furens, qui remonte la quinzième au-dessus du niveau de la huitième de Villards. D'autres failles parallèles, ou plutôt des branches, légèrement divergentes, se détachent de celle du Furens en forme de patte d'oie, et sillonnent les travaux de Villards en la partageant en autant de champs

Page 1