CHAPITRE IX
Les grès de Tétage de Rive-de-Gier reposent en pente douce sur la brèche tandis que ceux du territoire de Tartaras sont, en quelque sorte, pinces verticalement, entre la brèche et le micaschiste, sur^ une largeur d'au plus 200 à 300 mètres.
La faille, qui a soulevé la brèche, a aussi dévié les couches de houille. Les afiOeurements et les courbes de niveau suivent à Couzon Tallure normale, parallèlement à Taxe du bassin, tandis que, du côté de Combeplaine, ils s'alignent presque Nord-Sud, le long de la brèche en question (pi. I). Celle-ci est sur ce point éminemment granitique; on y voit des blocs de toute grosseur, peu roulés, mesurant parfois plus d'un mètre cube. Le granité eât blanc, ou gris clair, porphyroïde, comme celui de la butte de Saint-Ândéol près de Tartaras.
A la brèche succède un poudingue grossier ; puis, à peu de mètres de là, on rencontre, en allant au Nord-Ouest, les aflQeurements des couches de houille, plongeant à TOuest, sous le plateau de Montbressieux, et se relevant, plus loin, au bord du Féloin, vers la lisière Nord-Ouest du bassin. Cependant dans cette partie extrême du territoire de Rive-de-Gier, dans les concessions de Combeplaine, de Frigerin et de Trémolin, les trois couches inférieures existent seules. La grande masse ne s'est pas développée dans cette région, ou plutôt semble avoir été enlevée par érosion après son dépôt, car là, où elle commence à se montrer, elle a pour toit immédiat un grossier banc de grès. Elle manque même dans des régions où les bâtardes sont à plus de 60 mètres du jour, comme au puits Saint-Pierre de Combeplaine et dans la plupart des puits de Frigerin. Mais elle se développe graduellement dans les concessions voisines de la Pomme et de Montbressieux. Sa puissance est de 0",{tO à 0"',60 aux puits Saint-Claude et Saint-Charles de la Pomme, de i",âO à i",50 aux puits Chambeyron, Bélingard et Jamen de Montbressieux. Aux Grandes Flaches on trouve i^'ySO à 2 mètres, puis â'^ySO à 3 mètres à la Verrerie et à Couzon. Au reste, dans la majeure partie de ce district, la moitié inférieure de la couche, le banc raffbrt, existe seul. Le charbon maréchal^ au-dessus du nerf blanc, ne se montre qu'à partir de la faille du Féloin, le long des limites Ouest de Couzon et de Gouloux.
k BASSIN HOUILLER DE LA LOIRE.
Les aflSeurements des trais couches inférieures longent la brèche, à partir du ruisseau de Frigerin, vers lé Nord-Est, sur un parcours de 500 à 600 mètres. Ils disparaissent au delà contre une faille avant d*atteindre les rives du Bosançon. Du c<)té opposé, sur la rive droite du Frigerin, dans la concession de la Pomme, les affleurements s'évanouissent également* Le relèvement brusque du terrain houiller contre le terrain ancien de la chaîne du Pilât, dans la concession de Gouzon en particulier, a dû laminer les couches près du jour.
La largeur utile du bassin, entre les deux lignes d'affleurements opposées de Combeplaine et du Féloin, estde mille mètres seulement dans ce district. Le terrain y est criblé de puits, et la houille déjà enlevée presque partout, sauf à la Verrerie et à Couzon, dans le fond de la vallée du Gier, où il a fallu laisser des massifs pour ne pas compromettre les maisons de Fextrémité orientale de la ville de Rive-de-Gier et le bassin du canal de Givors.
L'allure générale des assises, dans le district qui nous occupe,' ressort nettement des courbes de niveau de nos plans et des coupes qui y sont jointes (pi. I et lY bis, coupes n* 1 et 2).
Si Ton part des affleurements du vallon de la Catonnière, qui descend , de Trémolin vers le Féloin, on voit les couches plonger fortement vers FEst, de la concession de la Catonnière vers celles des Grandes Flaches et de Montbressieux, où Ton peut constater un bas-fond, sensiblement plat, de &00 à 500 mètres de diamètre. Sur ce point la Grande masse est à la profondeur moyenne de 100 mètres, mais elle se relève de là assez régulièrement vers Trémolin au Nord, vers Frigerîn et Combeplaine à l'Est, et vers la Catonnière à l'Ouest. Par contre, une faille longitudinale de i50 mètres fait descendre les assises au Sud, sous le fond de la vallée du Gier. C'est Textrémité Est de la grande faille connue sous le nom de Crain du Mouillon.
Du fond de la vallée du Gier les couches remontent ensuite, dans la concession de Couzon, sous l'influence de la faille limite du bassin, vers le pied de la chaîne du Pilât.
Outre le Crain du Mouillon, qui sépare les Grandes Flaches de la Verrerie, on constate, auprès de la limite commune de Montbressieux et de la