CHAPITRE XIL
de 0",70; à la cote de 350 mètres, deux bancs séparés par 1 mètre de schiste. Celui du mur mesure 0",60, celui du toit 1 mètre à 1",20.
Le charbon de la couche des Combes était recherché à cause de sa dureté, mais il est impur, car même le gros laissait 11 à 12 pour 100 de cendres. C'était, d'ailleurs, du charbon à longue flamme comme tous ceux du district de la Ricamarie.
En résumé, l'étage supérieur des Combes ressemble beaucoup à celui de la Chauvetière. Tous deux sont inférieurs, comme richesse et qualité, à celui du bois d'Avaize, et l'un et l'autre sont couronnés parun épais massif de poudingues quarizo-micacés. En montant des Combes vers la Grande- Pinatelle, ferme située sur l'ancienne route de Saint-Étienne à Firminy, on rencontre, en eflfet, des poudingues pareils à ceux qui couvrent le Mont- Ferret, au Nord de la Chauvetière.
§ 238. — En dehors des travaux dont je viens de parler, on a foncé plusieurs puits destinés à l'exploration des deux extrémités Est et Ouest du district; ce sont les puits Ferrouillat, du Mont et de Bellevue à l'Est; ceux de Sainte-Marie et du Chambon à l'Ouest. Donnons quelques détails sur chacun d'eux.
Le puits Ferrouillat se trouve, sur l'ancien chemin fer de Montrambert, entre les tunnels de la Béraudière et du Devais. Placé au mur immédiat de la couche mouillée de la Chauvetière, il recoupe, dès son orifice, le massif micacé placé entre l'étage supérieur etle groupe des Rochettes. On y rencontre les grès schisteux micacés à traces d'anélides et la série des veines crues^ signalées dans la traversée du tunnel de la Béraudière. Le nombre des veines est sur ce point de six à huit, mais aucune d'elles n'est exploitable, car le charbon qui en provient laisse le plus souvent 20 à 30 pour 100 de cendres. La puissance de deux ou trois de ces veines atteint cependant 1 à 2 mètres. La plus basse est au niveau de 26/1 mètres. A 327 mètres vient la couche des Littes sous son banc de grès, et au-dessous, aux distances normales, la Serrurière et la couche des trois gores, mais ces veines ont des épaisseurs insignifiantes. Dans un travers-bancs, ouvert dans le mur au niveau de 276 mètres, on a trouvé pour les Littes O^j/iO, la Serrurière 0",75
et les trois gores deux bancs de 0-,25 à 0°,30. Dans un travers-bancs infér rieur, percé à la profondeur de 376 mètres, cette dernière veine disparaît même entièrement. La profondeur totale du puits est de 391 mètres.
Ainsi, dans ce quartier, situé entre Beaubrun et la Béraudière, le groupe des Rocheiles semble avoir atteint une sorte de minimum ; il s'améliore au Nord à Beaubrun, et plus encore au Sud à la Béraudière et aux Littes.
Au puits Ferrouillat Tinclinaison des bancs dépasse 60"" aux niveaux inférieurs; les assises plongent à l'Est.
Les deux travers-bancs, qui furent ouverts aux niveaux de 276 mètres et de 376 mètres, ont été poussés jusqu'au toit de la Grande coucbe. La longueur du premier est de 220 mètres ; celle du second de iiO mètres. La coucbe fut trouvée belle aux deux niveaux, avec une puissance normale de iO mètres, et sous un toit de schiste comme à la Béraudière.
Le puits FerrauilkU correspond à l'aval-pendage du Crët de Mars ; c'est un trait d'union entre la Béraudière et Beaubrun ; mais, pas plus qu'au Grêt de Mars, on ne re^ncontre la moindre trace de la seconde couche, de sorte qu'il faut bien supposer que dans tout ce quartier la troisième et la seconde n'en font qu'une.
Le puits du Mont, foncé à liOi mètres de profondeur, est placé àl'Estde la Ghauvetière, dans la région où les veines de l'étage supérieur ont repris l'allure normale de l'axe du bassin avec plongée vers le Nord Nord-Ouest. Il traverse, en effet, dès son orifice, au milieu de grès et de poudingues micacés, 3 ou 4 veines impures, inexploitables, qui semblent correspondre aux couches supérieures de la Ghauvetière. Plus bas, ,à 250 et 280 mètres, il a recoupé deux veines, plus pures et plus importantes, qui représentent, sans nul doute, la couche mouillée de la Ghauvetière. L'un et l'autre de ces bancs ont i",50 à 1*,60, et donnent du charbon dur et terne à longue flamme, tenant 10 ou 12 pour 100 de cendres. Un travers-bancs, ouvert à 380 mètres dans le sens du toit, a en effet retraversé, dans ses 100 premiers mètres, les couches de la Ghauvetière en meilleur état que dans le puits. Gemême travers-bancs, prolongé, en sens inverse au mur, vers le