‹ Bassin houiller de la Loire (volume 2)Chapitre 225 sur 280 · II · texte numérisé non relu

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UiS BASSIN HOUILLER DR LA LOIRE.

les nierfs, et le charbon en est cru. En résumé, la plus basse des trois couche^ du groupe de la Malafolie, a une puissance moyenne utile de 2",50 de bon charbon à gaz, et, au-dessous, une partie pierreuse d'égale épaisseur, qu'il est difficile d'exploiter avec profit dans les conditions actuelles.

L'intervalle entre la deuxième et la troisième du groupe de la Malafolie est de 35 à /lO mètres. On y rencontre des schistes, avec un banc de grès de i2 à 15 mètres, au mur immédiat de la deuxième couche. Celle-ci a rarement plus de 2 mètres d'épaisseur, mais c'est du bon charbon à gaz. 11 contient même plus de matières volatiles que les deux autres couches, en général 39 à &0 pour iOO, au lieu de 38 (voir le n"" i du tableau). L'exploitation en est facilitée par un solide toit de grès qui s'étend jusqu'à la Grande masse, la première du groupe.

La Grande couche, que je viens de nommer, a 6 à 8 mètres de puissance utile. Le toit est formé de schistes et de charbon cru avec minerai de fer. Le banc supérieur, de 3°',50 à & mètres, est un peu schisteux et entremêlé de lits à minerai. Au-dessous, sous un faible nerf de schiste noir, vient le banc inférieur, le plus estimé des deux. Sa puissance est également de 3",50 à II mètres. C'est du beau charbon brun noir, fibreux et dur, fort recherché pour les réverbères, les gazogènes et les usines à gaz. Mais à l'Est, en approchant de la faille de la Renaudière, la couche s'altère, devient schisteuse et n'a plus que 3 à & mètres dans son ensemble.

Les trois couches de la Malafolie, dès longtemps fouillées sur les affleurements, sont sérieusement exploitées depuis 1830. On creusa alors le puits Jabin et deux ou trois petits puits, le long des affleurements, pour l'aérage et la descente des ouvriers. Vers 1840, on y ajouta les puits plus profonds de la Malafolie j Adrienne et Monterrad n* 1. Mais aucun d'eux n'avait alors dépassé la Grande masse. Les deux couches inférieures n'étaient connues que par les affleurements. Depuis lors on fonça successivement, vers l'amontpendage, le puits Chapelon jusqu'à la couche du Soleil; au centre des travaux, le puits Monterrad n® 2 jusqu'au mur des quatre veines crues inférieures, et le puits Saint^Thomas, vers Taval-pendage, pour l'épuisement

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