CHAPITRE XI
pour les agglomérés; il ne peut même guère servir que pour cet usage parce qu'il est maigre, ne tenant guère plus de 16 à i9 pour 100 de matières volatiles. A cause de sa friabilité, Texploitation en a toujours été difficile et onéreuse. Le lavage aussi n*est pas facile par suite de la nature tnoureuse du charbon.
Dans la même région centrale de la Ghazotte le banc supérieuff qui est sans nerfs, a une épaisseur moyenne de 2 à d mètres» Vers son amont-^ pendage (puits Camille et d^Onzon) il contenait, près du mur, d'assez nombreux rognons de minerai lithoïde, qui disparaissent vers l'aval-pendage (puits Louise et Lucie). Le charbon du banc supérieur est plus pur et plus dur que celui du banc inférieur, le menu convient également pour les agglomérés. A cause de sa dureté, Texploitation du banc supérieur offre plus d'avantages que celui du banc tendre inférieur. Le toit de la couche est schisteux sur une faible hauteur et sans minerais de fer; puis viennent prin-^ cipalement des bancs de grès, parfois assez grossiers, jusqu'au voisinage de la couche des Roches (le n"" 1&). Sur divers points le schiste du toit disparaît par érosion; le grès repose alors directement sur la houille et, dans ce cas, le banc supérieur est lui-même parfois raviné. Ainsi au puits LouiÉe le grès touche la houille, et non loin de là, au puits Jules^ grâce au même banc de grès, le banc supérieur a complètement disparu.
La couche de la Vaure affleure, sur les bords de l'Onzon, dans les prai* ries, au Sud-Est de la Talaudière. Elle se poursuit régulièrement sur 800 mètres en direction, plongeant de 30 pour 100 jusqu'à JOO mètres du jour, puis incline un peu moins en approchant de la limite Sud de la concession de la Galaminière, dans le fond des travaux du puits Petin. Vers le Sud-Est, elle est aujourd'hui connue jusqu'auprès du domaine de la Soteignère, sur plus de 1,500 mètres suivant le sens de la pente. Son allure est d'ailleurs SLSset régulière, vers son amont-pendage, dans la concession proprement dite de la Ghazotte ; mais les accidents se multiplient en profondeur, et là couche s'altère graduellement, dans la concession de la Galaminière. Les accidents sont des failles, et, dans ce district, où en peut distinguer deux systèmes à angle droit, nettement définis. Les unes vont à peu près de TËsl à l'Ouest,
OU plutôt, Ouest iO à iS"" Nord vers Est 10 à 15* Sud. Les autres courent du Nord au Sud» ou plus exactement sur Nord 10 à 15* Est. Les deux failles principales du premier système limitent, au Nord et au Sud, le champ d'exploitation, de 800 mètres en direction, dont je viens de parler. Au Sud, c'est la faille du Monicel qui passe sous la Jaillère, le Montcel et le ch&teau de la Chazotte. L'importance du rejet augmente à TEst et diminue à TOuest; mais, dans cette direction, un gradin voisin la remplace en quelque sorte ; c'est la faille de Fraisse, qui commence à zéro, là où l'accident principal s'évanouit. La seconde faille principale, celle du Nord, passe sous la Calaminiëre ; elle est connue sous le nom de faille de la Vaure. Forte près des afDeurements de la couche, elle disparaît à l'Est auprès du puits Julie. Mais là aussi cette faille principale a ses satellites. A faible distance au Nord, on rencontre la faille Mayol^ qui va du puits Vachier au puits SaifU-Florentin et, un peu plus loin, la faille du puits Notre-Dame de Beuclas. Toutes ces failles
plongent au Sud, de sorte que les afiQeurements reculent constamment . de proche en proche, dans le même sens. Celle de Fraisse les rejette des prairies de rOnzon vers Longiron au Nord-Ouest du château de la Chazotte; puis une nouvelle faille, encore parallèle aux précédentes, celle des Roches, reporte l'affleurement de la 15* couche vers Soleymieux ; enfin une dernière faille du même système passe sous le château de Reveux et par le puits Saint-Jean; delà son nom de faille Saint-Jean. Elle rejette l'affleurement de la couche des Yaures, de Soleymieux, au delà de la Bâtie, dans la concession du Cros. (PI. IX, et carte d'ensemble.)
Le second système de failles, celui qui va du Nord au Sud, est limité à la partie orientale du district de la Chazotte. Malgré une légère différence de direction et une plongée inverse, on peut considérer ce système comme une conséquence de la grande cassure du Langonan. Il se compose d'une série de petites failles Nord-Sud, qui toutes inclinent vers l'Est, à rencontre de la faille de Laugonan. Trois gradins de 15 à 25 mètres passent à l'Ouest du puits Petin; un peu plus loin vient la faille du puits Voron de 13 mètres, puis celle du puits Baby de 25 mètres, enfin celle du Gabet qui est insignifiante. Le déplacement total des gradins réunis atteint