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III. — Saint-Romain

. Le puy Saint-Romaiïn dresse sa masse imposante sur la rive droite de l'Allier, au-dessus de la boucle de celui-ci. C’est une des collines les plus élevées de la Limagne, puisqu'elle domine directement l'Allier de 450 mètres (455 m.) Elle est sensiblement aussi elevée au-dessus de l'Allier que le puy de Dôme par rapport au col de Ceyssat.

Son soubassement est oligocène FmDerA ét” pépéritique), et son sommet est volcanique.

Le socle comprend (GIRAUD) un ensemble très varié de calcaires : calcaires marneux, grès marneux, grès calcaires, renfermant à la partie moyenne Potamides Lamarcki, Cerithium elegans, des couches à Cypris et à Poissons (Prolabias)

intercalées, et à la partie supérieure, Lymnea Cornea. Sur

EX

le flanc ouest, à signaler d'importants fours à chaux, dont les carrières constituent de belles coupes géologiques de couleur jaune clair.

La partie volcanique, qui couronne la colline paraît comprendre deux points éruptifs constituent les deux sommets (Alt. 779 et 740) en forme de cônes, et représentant l’ancien culot téphritique des volcans primitifs. Cependant, le point éruptif 740 n'est pas très net, peut-être n’y a-t-1l qu'une coulée constituée par une téphrite audésitique à olivine, considérée jadis comme basalte (GIRAUD et PLUMANDON). La partie médiane forme un plateau reliant les deux sommets. Les pépérites apparaissent en beaucoup de points. |

La roche volcanique du puy Saint-Romaïin est un très beau type de téphrite à olivine.

Voici sa constitution : Phénocristaux magnétite, olivine, un peu rubéfiée, augite en magnifiques cristaux un peu violacés zOnés, avec des angles d'extinction variant de 40 à 58»,

Lino

dont quelques. cristaux mâclés et en sablier ; rares cristaux de biotite, microlites d’augite dominant ; raccourcis avec un peu de feldspath représenté par l’oligoclase (GIRAUD).

La présence de bitume a été relevée au niveau de cer- ‘taines couches, aux tiers moyen et inférieur de la hauteur du puy. Les schistes bitumeux sont connus des habitants qui les appellent la « pierre qui brûle », et ont fait l’objet d'études, des chercheurs de pétrole. Lors de la dernière exposition régionale de Clermont, on pouvait, dans un stand, voir la distilation de prélèvements effectués à ce niveau : la teneur serait médiocre.

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